randonnee

Publié le 22 Juillet 2010

Suivez-moi !

 

Voici quelques idées de randonnées dans le Massif du Jura,  

à consulter sur la Communauté des Crapahuteurs

 

  * * * * *

France

 

 

Dans le Doubs

Les Fourgs : Sur le Toit du Doubs, le circuit des Pierres

Chapelle des Bois : Sur les traces des passeurs à Chapelle-des-Bois

Chapelle des Bois : Chapelle des Bois, entre falaise et tourbières

Les Gras : Le mont Châteleu

Villers le Lac : Les Gorges du Doubs

Villers le Lac : Les gorges du Doubs, du Saut au Barrage du Châtelot

Charquemont : Les Echelles de la Mort depuis le Boulois

Charmauvillers / Charquemont : Les Échelles de la Mort depuis les Essarts-Cuenot

Le Bizot : Du côté du Bizot

Goumois : De Goumois à La Goule

St-Hippolyte : Autour de St-Hippolyte

Montécheroux : Sur les Monts du Lomont

Consolation-Maisonnettes : Le cirque de Consolation

Baume les Dames : Autour de Baume les Dames, la Fente de Babre

Vuillafans : Autour de Vuillafans

   

 

ChapelleDesBois_FalaiseTourbiere_07.jpg

 

 

Dans le Jura

Foncine le Haut : Sur les hauteurs de Foncine : la source de la Saine

Foncine le Haut : Sur les hauteurs de Foncine : le Croz, Entrecôtes

Foncine le Bas : Les rives de la Saine, les gorges de la Langouette

Conliège : Autour de Conliège, la voie du PLM

St-Claude : Autour de St Claude

 

 

FoncineHaut_CrozEntrecotes_27.JPG

     

  

Dans l'Ain

Mijoux : Colomby de Gex

 

 

 

 

 

  * * * * *

 

Suisse

 

Canton de Vaud

Ste-Croix : Les Aiguilles de Baulmes

 

Canton de Neuchâtel

Môtiers : Le Chasseron par les Gorges de la Poëtta Raisse

Buttes : Le Chasseron par la Maya et la Dénériaz

Buttes : Le Chasseron au départ de la Robellaz

Noiraigue : Les gorges de l'Areuse

Noiraigue : Le Creux du Van

La Sagne : Le Sentier des Statues, le Mont Racine

 

Canton du Jura

Goumois : Autour de Goumois

 

Canton de Berne

Twann – Villeret : Le Chasseral par les Gorges de Twann

Villeret : Le Chasseral par la Combe Grède 

   

  

Aiguille-de-Baulmes.jpg

  

 

Bonnes balades ! 

  

 

 

 

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Rédigé par eustache

Publié dans #Randonnée

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Publié le 10 Juin 2010

   

Organisée par l'association "Le Mur aux Fleurs de Lys"

la 3ème édition de "la  Rando des Passeurs" se déroulera

le dimanche 27 juin au départ de Chapelle des Bois. 

    

 

rando-des-passeurs-01-Nondance.jpg
    
Trois circuits de 23 km (couleur rouge), 16 km (bleu) et 7 km (jaune) sont prévus.
    
Sur le parcours, des panneaux vous feront revivre l'histoire du Risoux,

les rencontres aux points stratégiques seront l'occasion d'échanges

et la flore abondante à cette période vous ravira.
  
A la ferme de Nondance, lieu de départ et d'arrivée,

des projections de films sur l'aventure du « passage » et de la « contrebande »,

une exposition sur les passeurs et sur le mur frontière,

et les bornes du Risoux compléteront l'intérêt de la journée.  

   

http://l.ancolie.free.fr/Rando/Photos/RDP_Au%20rendez-vous%20des%20sages.JPG  Cliché : l.ancolie.free.fr 

    

Il sera possible de rencontrer Bernard Bouveret,

l'un des derniers de passeurs auquel vient d'être consacré un très beau livre, 

"Le rendez-vous des Sages"…

du nom de la cabane où les deux grands parcours feront étape...

 

http://3.bp.blogspot.com/_4i1DLYvJoeQ/S7XL8k0JnpI/AAAAAAAADP4/p34TIBStvkE/s400/livre_bernard_(2).jpg 

 

Plus de renseignements >> ICI <<

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Rédigé par eustache

Publié dans #Randonnée

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Publié le 24 Octobre 2009

 

Ce jour-là, le Chasseron était au programme et la météo suisse annonçait grand beau sur Buttes... mais ce matin, il fallait se rendre à l'évidence : grisaille, froid de canard et averses... Il n'y aura certainement pas de vue au sommet.
(Bon, on reste au lit...)

Mais les sacs étant prêts, on ira quand même faire un tour dans le Lomont, un peu plus tard dans la matinée...

   

"Alors, cette rando ?", se moque Ben, à peine réveillé...

Et alors, si on allait au Sentier des Statues
Y'a pas besoin de vue...

   

Sitôt dit, sitôt Ben saute dans ses baskets.

Direction, La Sagne, près de La Chaux-de-Fonds.

   

"C'est loin les statues ?" grogne Ben, à peine descendu de voiture...

10 mn plus tard, plus un grognement...

(ou presque : y'a trop de monde qui fait trop de bruit !),
mais un p'tit artiste en herbe tombé en admiration devant tout ça !

Wouaaaah !!!  

   

  

   

(Ne demandez pas combien de temps on a mis pour arriver au-dessus,
la réponse serait du genre : un certain temps !)

 

  

Il a un peu de talent "GAF", non ?!

  

* * * * *

Arrêt sustentatoire à l'endroit prévu pour :

  

nullnullIl y a en plus un magnifique abri de rondins, spacieux et propre, garni de bancs et table...
 

 

 

 

 

   
nullnullAvant de reprendre l'ascension, soyez sympas, pensez à donner un coup de balai, et à glisser une pièce dans la tirelire pour l'entretien...!

 

 

 

 

 

 

   

* * * * *

La suite...

 

 

et encore...

 


...encore quelques unes ?

 

 

alors juste par gourmandise...!

  

 

  Et il y en a encore ! Mais allez-y donc voir... (clic)

 

Ben veut devenir artiste, sculpteur...

  

* * * * *

"Bon, on rentre ?" soupire Ben, tout juste sorti de sa rêverie...

C'est bien ce que je disais : il rêve !!!
 

Direction le Mont Racine, donc...

Offrant ses paysages ouverts, l'alpage sort à peine de l'hiver.

  

        
crocus, vératre blanc... et épicéa (d'alpage, race à part...)

    
nullEt puis, enfin, la crête est en vue,
et on trace au droit dans les névés escarpés rescapés...

 

nullWouaaaah !!!
(tiens, j'ai déjà entendu ça aujourd'hui !)

 

Contre toute attente, la vue est à peu près dégagée.
(on a zig-zagué entre les averses de grêle pendant toute l'ascension !)

 

 

"Bon, on redescend cette fois", se réjouit Ben, tout juste arrivé...

Bon, cette fois, c'est parti !

 

        

 

   

 

Distance estimée : 8 km
Dénivelé cumulé montant : 390 m
Temps estimé : 5h avec nombreux arrêts sur "le Sentier"
Numéro carte : 1164 Neuchâtel

Randonnée effectuée le 1er mai 2008

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Rédigé par eustache

Publié dans #Randonnée

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Publié le 18 Août 2009

Au départ de la Borne au Lion (Commune de La Pesse - Jura),

voici une mini randonnée (3 km, 150 m de dénivelé)

qui permet de profiter d'un large panorama sur la Haute-Chaîne du Jura.

  

* * * * *


nullLa Borne au Lion est une ancienne borne frontalière élevée en 1613 entre le Duché de Savoie, le Comté de Bourgogne (côté Jura) et la France (côté Ain), élevée en 1613 à la suite du traité d' Auxonne de 1612.

Des armoiries sculptées sur trois faces de cette borne à base carrée, seul le lion comtois est encore visible.

Une deuxième borne marquée à l'effigie du lion est située au lieu-dit "Sous la Sémine".

  

C'est dans ce secteur de la Borne au Lion, sous les ordres du colonel Romans-Petit

que 3000 maquisards du Haut-Jura et de l'Ain se replient en juillet 1944.

Poste de commandement et hôpital de campagne sont implantés dans les fermes alentour.

   

* * * * *

 

L'accès au Crêt au Merle se fait d'abord sur une piste carrossable, en suivant le balisage jaune et rouge. 

A un détour du chemin, s'amorce la sente qui grimpe dans l'alpage, d'abord tranquillement, puis un peu plus rapidement.  En une vingtaine de minutes, le sommet est atteint...

   

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* * * * *

La Haute-Chaîne


Face à nous au sud, se dresse le plus haut pli du massif jurassien :

  

Montage panoramique avec Google Earth

  

A gauche, le massif de la Dôle, facilement identifiable grâce à son dôme blanc (station météo et radar pour l'aéronautique), sixième sommet jurassien culminant à 1677 m.
Plus proche de nous, on devine l'antenne de télécommunication coiffant le Petit Montrond. Se succèdent ensuite le Monrond et le Grand Montrond, culminant à 1596 et 1614 m. A 1688 et 1680 m, le Colomby de Gex et son jumeau, puis le Grand Crêt (alt.1702), voisin du Crêt de la Neige, le toit du Jura qui domine à 1720 m.
  

Ce n'est cependant pas un sommet bien individualisé que l'on remarque, comme son voisin le Reculet qui lui a volé la vedette quelques années en tant que plus haut sommet jurassien. Bien repérable par sa forme cônique et sa croix monumentale, celui-là culmine à 1718 m.

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Du Crêt de la Neige à la Roche Franche

  

Le grand décrochement de la Roche Franche nous fait face, falaise austère dévoilant l'accumulation de ses strates géologiques et les éboulis provoqués par l'érosion.

  

La Roche Franche


Enfin, après cette longue barre quelque peu abrupte, tout à au fond à droite,

le massif du Grand Crêt d'Eau, le dernier sommet de la chaîne jurassienne.

  

  

A notre niveau, juste à l'ouest, le Crêt de Chalam

  

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Balade réalisée le 15 août 2009 à l'occasion du "Grand  Kikavuki" des membres de cancoillotte.net

avec Raphaëlle, Karine, Olif, Mitch...

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Rédigé par eustache

Publié dans #Randonnée

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Publié le 7 Août 2009

En juin, La Communauté des Crapahueteurs,
(webmaster : yannig ; rédacteurs : yannig, so, guillaume, eustache)
a eu le privilège d'être contactée par Isabelle Brunnarius
qui nous a proposé un  tournage pour une "page été" sur le thème de la randonnée
pour France 3 Bourgogne-Franche Comté.
  
Nous avons tourné début juillet à Foncine-le-Haut, dans le Jura.
Yannick a de son côté été suivi par France 3 Poitou-Charente.
   
Le reportage d'Isabelle Brunnarius est passé au journal régional
et est visible sur La page été de France 3 Bourgogne-Franche Comté :
Les cyber randonneurs
  
 
Grand merci aussi à Ilona & Claudine pour leur amicale présence,
à Karine, complice randonneuse pour cancoillotte.net,
à Nelly et Alain Nicod, de l'Auberge du Grand Gît à Chaux Neuve,
qui nous ont reçu ce jour-là dans des conditions difficiles pour eux...

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Rédigé par eustache

Publié dans #Randonnée

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Publié le 28 Juin 2009

 

carte empruntée à l'association Le Mur aux Fleurs de LysLe dimanche 21 juin 2009 a eu lieu à Chapelle des Bois, la deuxième édition de « la Rando des Passeurs », à l’initiative de l’association chapelanne « le Mur aux Fleurs de Lys ».

  
Parmi les trois circuits proposés, voici celui de 16 kilomètres qui conduisait sur le chemin de la liberté par le « Gît de l’Échelle ».

    

Cependant, la portion du circuit qui emprunte le passage dans la falaise ce jour-là n’est pas recommandée en dehors de la manifestation (les cordes de sécurité ont été déposées).
  
Nous vous proposons alors de suivre le circuit classique par la Roche Bernard.

 

 

(sur la carte ci-dessus, empruntée à l'association, le circuit correspond au tracé rouge, puis bleu)

 

Carte IGN TOP25 n° 3426 OT

Dénivelée estimée : 300 m

Temps horaire estimé : 5 à 6 h

Kilométrage estimé : 16 km

  

   

* * * * *

  

Au départ de la ferme de Nondance le Haut, nous suivons le chemin forestier sur une centaine de mètres avant de s'engager dans les pâtures, sur la gauche juste avant l'entrée de la forêt.

nullUne série de passages aménagés provisoires nous permet de rejoindre en sautant les clôtures, un agréable chemin de pré-bois qui débouche, via "les Granges de Beauregard", au lieu-dit "les Landry".

  

De là, on suit un court moment le sentier balisé qui conduit à la Norbière, puis on oblique à gauche.

  null

 

Après une traversée de route (celle de la Norbière), on rejoint le point 1087, puis par un sentier forestier orienté sud-est on arrive "Chez Michel" (Distillerie de gentiane).

(C'est par là également que Victoria Cordier arrivait de Foncine avec ses réfugiés)

  

  

La falaise que l'on va "escalader" se profile enfin sérieusement...

Nous traversons la D46 pour passer au large de la tourbière, jusqu'à la ferme des Halles (maison de Séraphin le "Père Terrible", contrebandier facétieux). 

  

 

Le tracé de la Rando des Passeurs contourne la ferme, puis amorce tranquillement la montée dans la forêt, au lieu-dit "Sous le Risoux".

Alors que la GTJ qui passe par là, continue en direction de la maison de Madeleine et Victoria Cordier, on emprunte une raide piste de débardage qui nous mène en quelques lacets, au pied de la falaise.

  

Le Gît de l'Échelle est une  échancrure perpendiculaire au rebord de la falaise comme il en existe quelques unes le long de cette "infranchisable" barrière rocheuse. 

Les gîts permettaient de faire glisser les troncs coupés sur le Risoux, jusqu'en bas de la falaise.

Lieux de passage improbables pour qui n'a pas le "pied chamois", ils ont été utilisés tant par les contrebandiers que par les passeurs.

  

Le Gît de l'Échelle était le lieu de passage privilégié de Victoria.

C'est dans des conditions difficiles, de nuit, qu'elle conduisait ses protégés vers la liberté.

  

      

Au pied de la falaise, il reste une quinzaine de mètres à grimper en semi-escalade pour déboucher sur le plateau du Risoux. Une main-courante et trois bénévoles d'encadrement assurent la sécurité dans ce couloir dont il est relativement aisé de gravir les "marches".

  

Nous imaginons cependant sans peine la difficulté de franchir le gît en pleine nuit avec des "passagers" exténués par des jours de fuite clandestine, mal équipés, chargés et quelques fois tétanisés par la peur...

 

Du rebord de la falaise, un superbe panorama sur les lacs des Mortes et de Bellefontaine s'offre à nous. L'un est dans le Doubs (enfin, sauf un petit bout !) et l'autre dans le Jura.

  

 

Vue sur Chapelle des Bois

 

Le sentier chemine maintenant le long de la crête en suivant la frontière.

  

      

   

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Loin de la planitude que l'on pouvait imaginer, c'est sur un sentier de montagnes russes quelques fois bien prononcées (ce sont les "gîts" que l'on traverse) que l'on gagnera la Roche Champion.

  

photo Denise GhiczyLa croix que l'on scrutait depuis la vallée se dresse au milieu d'une clairière. Du haut de sa douzaine de mètres, elle domine la vallée de Chapelle des Bois.

 

 

 

Le large panorama nous permet d'apprécier le chemin parcouru depuis la ferme de Nondance.

  

  

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 Au-delà du Mont Noir, on aperçoit la Côte du Bayard qui domine Foncine-le-Haut et l'antenne du Bulay.

A nos pieds, le regard embrasse toute la vallée, des lacs déjà lointains, à l'entrée de la Combe des Cives. Ponctuée d'un habitat plutôt dispersé et de zones de tourbière colonisées par les bouleaux et les pins.

   

 

Après une dernière traversée de gît qui nous fait croire à l'amorce de la redescente, la voici enfin, plus raide nous semble-t-il que la montée à l'autre bout de la falaise...

  

  

A nouveau dans les pâtures et bientôt au chalet des Anges, nous retraversons la Combe des Cives pour regagner tranquillement Nondance à travers la forêt.

  

* * * * *

     

Pigamon à feuilles d'ancolie                 Silène "pain de coucou"

  

nigritelle noire

Nigritelle noire (orchis vanille) 

Gymnadenia rhellicani (Teppner & E.Klein)  
 
Famille des Orchidacées (Orchidaceae)

 * * * * *

Merci à Alain, Bernard et leur équipe !

  

Randonnée effectuée avec Denise, Ilona et Benoît.

Petit coucou à Françoise, Marie-Claire et Jacques,

qu'il était logique de rencontrer sur cette rando historique !

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Rédigé par eustache

Publié dans #Randonnée

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Publié le 3 Juin 2009

Petite randonnée familiale dans les gorges du Doubs, entre le célèbre Saut et le barrage du Châtelot, en passant par le Mont Châtelard qui domine le bassin artificiel.

Départ du parking du Saut du Doubs, au lieu-dit « Les Vions » (Commune de Villers-le-Lac).

Le circuit emprunte des sentiers bien balisés (double trait jaune/bleu et GR5 sur les rives de la retenue) et aux indications claires.

    

La Montée au Châtelard

 
vue sur le Saut du DoubsAu départ des Vions (alt.785m), emprunter le tronçon de sentier commun au saut du Doubs et au Châtelard. L’accès à ce dernier est proposé soit par Moron (2h15), soit en accès direct (1h05).
C’est donc dès la prochaine bifurcation que l’on suivra l’itinéraire direct, en continuant un bout de chemin sur la route avant de prendre le chemin forestier de l’épingle suivante...
Encore un peu de descente avant de remonter au niveau d’un sentier en balcon.

 
La rumeur d’une chute d’eau occupe l’espace, et bientôt un point de vue nous laisse en entrevoir la source... ou plutôt le saut : le Doubs, gonflé par les dernières pluies, se jette d’une belle force dans sa vasque bouillonnante...
Le sentier reprend son cours sur le flanc de la côte. Après un contour, le silence reprend soudainement ses aises... La sente devient pente et s’élève assez rapidement vers les pâtures « des Jeantey ». De puissantes effluves animales nous laissent penser que l’on passe à proximité d’un gîte... renard, chevreuil, chamois ?

 

  

Quelques centaines de mètres seulement à l’horizontale et en lisière... À nouveau sous le couvert, le chemin rejoint une piste forestière que l’on quitte rapidement pour le dernier effort à l’assaut du Châtelard.

 

Au point haut de notre randonnée, le belvédère nous fait plonger dans le Creux de Moron, haute falaise en arc de cercle, fermé en aval par les rochers du Châtelot, et en amont par ceux d’Entreroche.

Un peu plus loin, vers l’ouest, on devine le lit supérieur qui précède le saut du Doubs, et les méandres du lac naturel de Chaillexon où, au détour d’un promontoire, s’éclipse une vedette touristique...

  

   

Le Barrage du Châtelot

 
Un chemin de crête boisée fait suite au point culminant, et redescend tranquillement vers une aire de débardage où la nature n’a pas encore eu le temps de reprendre ses droits... d’autant que la route forestière d’accès a été bétonnée dans sa partie la plus raide.
S’en suit une longue descente au flanc du Châtelard. Au premier carrefour, il faut continuer la descente, à gauche à angle obtus. A l’arrivée à celui du Moron, un choix s’impose : retour direct sur le saut du Doubs, ou aller/retour sur le barrage du Châtelot...

  

A mon sens, ce serait dommage de rentrer tout de suite...

alors suivez-moi donc jusqu’au pied de ce monument !
Le sentier longe tranquillement la rive gauche du bassin de retenue.

Au bout d’un petit quart d’heure, une éclatante blancheur accroche le regard :

ce sont les rochers de la cluse du Châtelot que la rivière a érodés il y a bien longtemps déjà,

pour s’y faufiler... Et c’est à cette cluse qu’il y a une soixantaine d’années,

les hommes ont eu l’idée d’édifier un barrage... 

  
Le voilà, justement : ce sont les basses eaux : sa crête émerge d’au moins deux mètres au-dessus du plan d’eau. Calme. Étrange de penser que derrière...

 
Passons la cluse donc, et descendons de quelques lacets et jusqu’au point bas du sentier, en suivant le balisage 33. Là en bas, on ne peut rester indifférent devant la haute muraille sombre.

  
Admiration, oppression...

Derrière ce mur de béton haut de 74 mètres et de (seulement) 7 mètres d’épaisseur à sa base

et 2 à son couronnement, 20 millions de m3 d’eau nous dominent !

  

Dans le creux de Moron

 
dans le Creux de MoronAprès quelques instants de contemplation ou de méditation, il est temps de revenir sur nos pas : après la bifurcation d’où nous avons opté pour cette visite, on rejoint Moron.

Lieu-dit qui rappelle qu’avant le barrage, il y avait là un hameau du Pissoux, une cinquantaine de mètres plus bas que la surface du calme miroir, au bord de la rivière libre et cascadante qu’était le Doubs... C’est aujourd’hui le « village des pêcheurs ».
Le sentier va désormais suivre sagement la rive gauche du bassin, le dominant d’une dizaine de mètres. La falaise du Creux de Moron s’y reflète, et l’on y devine, en face et au même niveau que nous, le tracé du sentier pédestre helvète.
Une grotte affleure au-dessus de l’eau, mais au vu de la bande sombre qui marque sur deux mètres le bas des rochers, son entrée doit être noyée quand le réservoir est plein.
Une barque et son pêcheur, immobiles, attendent patiemment l’une des rares prises de la journée...

  

 

 

Le cirque rocheux s’abaisse, en amont, et semble tout à coup plonger dans ce reflet qu’il transperce d’une pointe rocheuse...

 

C’est la cluse d’Entreroche : un anticlinal dressé qui ferme l’aval de la gorge de Moron.

 

porte taillée d'Entreroche 

 

 

 

Un chemin et une porte y ont été taillés.

Au bord du chemin, la dalle lisse glisse abruptement dans l’eau.

 
          Entreroche : rocher de l'écho

Une centaine de mètres après ce passage, on traverse le lit d’un torrent temporaire.

Là, ce serait dommage de ne pas faire une halte acoustique et ludique :

le rocher triangulaire de la cluse, merveilleux mur de théâtre antique,

renvoie en écho jusqu’au moindre chuchotement...

Essayez donc : joyeux intermède garanti !

  

Le Saut du Doubs

 
Quelques hectomètres encore, et la rumeur du Saut enfle à nouveau. L’effort de la grimpette vers le belvédère supérieur sera largement récompensé par le spectacle offert. On renoue à cette occasion avec le bain de foule (et tout ce qui va avec, tranchant brutalement avec la quiétude de la randonnée).

 
Petit crochet par le belvédère inférieur, juste là où la rivière tombe de son lit...

les 27 mètres de chute justifiant le grognement de la réception !

(Le Saut du Doubs est le rebord d’un barrage naturel créé par un éboulement il y a environ 12000 ans)

 

      

Une demi-heure (ou un peu plus, selon les pauses effectuées aux différents kiosques touristiques)

et 150 m de dénivellation positive plus tard, la boucle est bouclée : nous voici sur le parking...

 


 

Distance estimée : 11,5 km
Dénivelé cumulé montant : 490 m
Temps estimé : 4 à 5 h
N°carte IGN 1:25000 : 3524 OT

 

 

Randonnée réalisée le 26 octobre 2008

 

 

 

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Rédigé par eustache

Publié dans #Randonnée

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Publié le 19 Mai 2009

La bourgade de St-Hippolyte, nichée au confluent du Doubs et du Dessoubre,

est couronnée au nord par une longue falaise qui se prolonge vers l’est.

     
Voici une randonnée d'une douzaine de kilomètres qui nous hisse des rives du Doubs

jusqu'au rebord de ses falaises, à la découverte de quelques uns

des plus spectaculaires trésors naturels de notre région. 

    

Depuis le parking commun au petit supermarché et à l’école Maternelle (ancienne gare),

il faut suivre le balisage bleu et jaune qui s’engage entre les deux bâtiments,

puis longer la D121 qui remonte à gauche, en direction de Montécheroux.

       

St-HippolyteA la Chapelle du Mont (où nous surprenons une vipère qui paressait sur les graviers chauds),

un premier point de vue nous fait découvrir St-Hippolyte lové au creux des vallées.

  

Après les maisons de Rosières, il faut s’engager sur le chemin de terre à gauche, malgré le balisage en croix qui annonce une « mauvaise direction » (le balisage a plus été conçu pour faire la boucle dans l’autre sens).

la tuffière

 

Le chemin s’engage dans les pâtures sous la falaise, puis alterne sous-bois et ouverture sur la vallée. Il monte tranquillement en direction de Liebvillers. Dans la forêt, on passe à proximité d’une tufière qui allonge progressivement son cône fait de gours successifs.

  

  

A Noirçure, il arrive que l’on puisse apercevoir une harde de chèvres sauvages,

mais plus sûrement quelques chevaux.à Noirçure

Le chemin carrossable redescend en direction de la ferme des Sillots,

mais nous bifurquons avant, sur un rude sentier qui nous conduit

à l’un des plus beaux sites naturels de Franche-Comté (pas moins) :

 

la formidable arche naturelle des Beaumes Berceau,

accompagnée de son abri sous-roche plus connus sous l’appellation « la Grotte du Bisontin ».

Montée à la grotte du bisontin

 

  

grotte du Bisontin   

L’abri sous-roche, profond de dix-huit mètres et large de sept,

n’a livré que peu de vestiges paléontologiques

(quelques restes d’ours des cavernes,bouquetins et rennes).

   

Il aurait été occupé à deux époques préhistoriques différentes,

durant l’Aurignacien (-25000 ans) et le Magdalénien (-12000 ans) :

  Quelques outils y ont été retrouvés (grattoir, couteau-grattoir,

aiguille en os, grattoir-burin, perçoir)

  

  

L’abri porte aussi le nom de « Grotte du Bisontin », car une légende raconte

qu’un contrebandier originaire de Besançon y entreposait ses marchandises.

  

 

Le sentier continue le long de la falaise par la droite, puis se hisse jusqu’à son couronnement,

laissant admirer au passage, quelques vues sur la vallée du Doubs, Bief, les Terres-de-Chaux et Liebvillers.

Vue sur Bief et les Terres de Chaux

Il longe un moment la haute clôture d’un parc à sangliers.

Au bout de celle-ci, la prudence s’impose : un petit gouffre s’ouvre au ras du sol au bas d’un rocher.

Il faut bien se fier au balisage pour gagner la crête.

Prudence toujours : pendant un kilomètre et demi, on va longer la falaise

en sous-bois, tout en profitant encore de quelques points de vue vers la vallée

ou sur l’étendue des pâturages du plateau.

  

Le rebord de la falaise nous offre encore une surprise, puisque nous contournons

le bassin d’effondrement d’un ancien abri sous-roche dont il ne reste que le porche, formant une seconde arche naturelle, plus modeste celle-là...

deuxième arche sur la falaise

Peu avant de rejoindre le lieu-dit « Viaton », une belle terrasse rocheuse permet

de profiter pleinement de la vue sur la bourgade, et d'une pause au soleil...

Vue sur St-Hippolyte depuis la falaise

A Viaton, on peut redescendre sur St-Hippolyte par la « Charrière » en vingt minutes.

 

Mais nous obliquons à gauche, en direction de la Grotte de la Roche (500 m en commun avec le GR5).

Le sentier herbeux rejoint le carrefour des routes de Chamesol et Montécheroux.

Nous empruntons les chemins de remembrement (tracé jaune et bleu)

jusqu’à l’orée de la forêt qui coiffe la deuxième portion de falaises.

 

Ascalaphe soufré

 

La pelouse sèche qui occupe le rebord de la falaise

héberge une flore et une faune caractéristiques.

Nous avons la chance d'y observer un insecte particulier :

l'Ascaphale Soufré.

 

 

Cheminement forestier en montagnes russes, mais avec de nombreuses échappées sur la vallée du Doubs.

Avec prudence, nous nous approchons d’un belvédère  (attention ce n’est pas sécurisé !) qui domine

le cirque rocheux de la Grotte de la Roche

Falaise de la Roche

Derrière une aiguille de calcaire, on devine l’entrée de l’immense porche de la cavité.

Une cascade invisible se fait entendre.

   

 Un peu plus loin sur le sentier, c'est cette fois une couleuvre à collier qui prend le soleil...

cette fois-ci, elle n'a pas le temps de se sauver avant la mise en boîte !

couleuvre à collier

Au lieu-dit « les Baraques », nous redescendons à travers les pâtures puis

jusqu’au GRP du Tour du pays de Montbéliard.  

début de la descente

   

Nous cheminons à nouveau en forêt, toujours en descente, lorsqu’un panneau blasonné

« d'azur à la croix d'argent, cantonnée de quatre annelets d'or »

nous invite à une dernière ascension :

Nous sommes au pied du Château de la Roche.

Après le contournement d’un gros bloc de rocher, éboulé en 2004,

nous arrivons sur les premiers vestiges du château.

Contre la paroi de l’éperon rocheux, un soubassement de mur est adossé.

Il s’agit des écuries de l’ancienne forteresse.

 

Vestiges de construction (écuries)  Vestiges de construction (château)

 

 

 

Le Château de la Roche

était l’un des rares château troglodytes de la région.

Construit par les Comtes de la Roche, entre les XIe et XIIe siècles, il n’apparaît pas dans les textes.

Situé à l’écart des routes, son rôle ne se conçoit que comme un refuge.

Il a été rasé sous les ordres de Louis XIV.

 

Il comprenait deux bâtiments, séparés par une cour et un fossé.

Le premier, flanqué de deux tours rondes, mesurait environ trois mètres de largeur

et fermait complètement l'entrée de la grotte.

Le second formait le corps principal de l'édifice, et comptait quatre pièces :

une cuisine, un poêle et deux chambres, le tout sur une largeur de six mètres.

 

Une échelle qui partait d’une ouverture dans le toit, permettait de gagner directement

le poste de guet, placé à gauche de l’entrée, à une trentaine de mètres du sol.

 

Aujourd'hui il ne reste quasiment rien de la première muraille,

et seulement quelques pierres de l'écurie, située plus en aval.

Le poste de guet paraît mieux conservé pour la simple raison

qu’il est inaccessible sans matériel d’escalade..

  

Le refuge de la roche englobait la vaste caverne qui s’étend au-delà des fortifications

et qui elle pouvait abriter une population très importante.

Au fond de la vaste galerie, on accède directement à une rivière souterraine.

    

   

Porche de la Grotte du Château de la Roche       l'entrée de la grotte de la Roche

Porche de la Grotte de la Roche  

   

Au fond de la galerie       Le porche vu du fond de la galerie

Au fond de la grotte

   

Munis d'une bonne lampe frontale, il est aisé de parcourir la centaine de mètres

jusqu'au fond de la galerie. Sur la gauche s'ouvre le boyau qui mène à la rivière souterraine.

Extraordinaires impressions que de cheminer dans cette immense tunnel !

  

A mi-pente de la re-descente en direction du sentier de randonnée principal,

nous continuons sur le sentier qui longe la falaise par la droite pour rejoindre,

à une centaine de mètres de là, la résurgence de la rivière souterraine.

Résurgence de la Tannerie

Un moulin a dû fonctionner sur la petite chute d'eau.

 

Linteau de la porte du moulin 

Puis, nous rebroussons chemin et retrouvons le GRP

qui nous conduit un peu plus bas,

sur les ruines d'un ancien moulin

(alimenté en eau par la cascade de la résurgence vue plus haut).

 

 

   

      

Bientôt, nous franchissons deux bornes gravées (récemment) aux armes des Comtes de la Roche.

   Falaise de la grotte de la Roche

Le chemin nous ramène tranquillement sur St-Hippolyte, en passant par la ferme de la Grosse Roche,

puis à flanc de coteau entre pâtures et forêt, nous dépose au niveau du camping.

Encore cinq cents mètres pour retrouver le parking de départ...

   


Carte IGN 1:25000  n°  3622 OT ou 3623 OT

Temps horaire : 5 à 6 h

Dénivelé : 450 m 

kilomètrage estimé : 13 km

 

Randonnée réalisée le 16 mai 2009

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Rédigé par eustache

Publié dans #Randonnée

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Publié le 21 Février 2009

22 juin 2008

   

Si vous avez des enfants, vous savez combien il est difficile, la plupart du temps, de les mobiliser pour une rando...

   

Alors on en cherche une motivante, une mieux que les autres... qui ferait que, pour une fois il ne râlerait pas...

   

Bon, en ce qui me concerne, c'est encore raté !!!

Mais tant pis... moi, j'aime toujours autant le Creux du Van.

   

pigamon à feuilles d'ancolie

Paradis botanique à presque toute saison, enchanteur par son site et ses panoramas à couper le souffle, réserve de faune de montagne,

haut lieu d'énergie tellurique...



Depuis Noiraigue (Val de travers), on peut monter

jusqu'au parking de la Ferme Robert (alt.972 m).

De là, nous empruntons le chemin forestier qui conduit à la Ferme des Oeillons.

 

De là démarre le famaux  "sentier des 14 contours". La tempête de 1999 a ouvert de grandes brèches qui ouvrent ainsi de belles perspecitves sur le Val de Travers, Noiraigue et le Rocher des Tablettes.

            

14... On fait une pause à la moitié, d'acc ? 
Au 2ème : Maman, on est au combien ?

Au 4ème : Là, on est arrivé au 7ème ?

  

Bon il faut avouer que quand on est au mitan du décompte, on en est en réalité aux 2/3 de la montée... mais chut, c'est une surprise !!!!

     
Beaucoup de fleurs discrètes ou surprenantes jalonnent le sentier,

en sous-bois ou à découvert.

   

Renoncule à fleur de narcisse  néottie nid d'oiseau  saxifrage à feuilles rondes

    

Sur le dernier tiers, donc, la forêt se referme, mais en levant la tête,

on devine déjà la lumière de la crête.

       

On débouche donc en haut de la crête du Dos d'Âne,

qu'un sentier non balisé permet aussi de rallier depuis la ferme Robert.

   

   

Bon, il faut aussi avouer que là, on y arrive en 15 mn à plat, après avoir stationné la voiture à proximité de la ferme du Soliat... Mais chut, là c'est un secret que Ben ne doit découvrir sous aucun prétexte (après il voudrait aller en voiture partout)...!

      

De là, première vision éblouissante la première fois que l'on découvre le site... et toutes les autres fois aussi !!!

       


   

La falaise circulaire laisse tomber son à pic de 150 mètres sur une pente d'éboulis (c'est plutôt l'inverse), millefeuille de calcaire dans les anfractuosités desquelles s'accrochent des arbres téméraires ou solitaires...

Pour faire le tour du cirque, le chemin va longer le rebord que ceinture un muret de pierres sèches.
   
Quelques fois, le sentier s'approche à moins d'un mètre du précipice. Heureusement il y a toujours moyen, quand on ne s'y sent pas à l'aise, de repasser derrière le muret, par des passages aménagés.

   


La vue s'échappe sur la vallée de l'Areuse et jusqu'au lac de Neuchâtel.

 

Je me prosterne régulièrement sur la pelouse alpine parsemée d'une flore toujours aussi riche. Je me suis laissée séduire par le Pigamon à feuilles d'ancolie, que je découvre à cette occasion...

    

pigamon à feuilles d'ancolie  globulaires  orchis pyramidal

 
Je guette la nigritelle noire, rencontrée l'an dernier. En vain...
 

Ben crie famine. Nous recherchons l'endroit idéal, à l'abri du vent et un peu ombragé.
Un bouquet de foyards accueillants incline quelques uns de ses troncs pour inviter l'affamé acrobate  à la pause.
  

pause

  

Rafales soudaines. Le Nord-Ouest s'obscurcit d'un coup.

Bon, Ben, si on a mis trois heures plutôt que deux pour monter... il va falloir en mettre beaucoup moins pour redescendre !

   

Et l'orage fit rage... sur la vallée de la Brévine ! Bleu et serein resta le ciel sur l'alpage entre Neuchâtel et Vaud...

 

Pas de Creux du Van sans Soliat : On abandonne donc momentanément le rebord vertigineux pour le point culminant et sa croix.

   

borne   croix du Soliat  borne cantonale

   

Vue sur les Alpes et la plaine au Sud. A l'ouest se découpe le surplomb

caractéristique du Chasseron, au bout des vallonnemnts de ce pli jurassien.

...Et plus loin la succession des sommets jurassiens.

   

   

Mais à la table d'orientation, il y a foule, bruyante... On ne s'éternise donc pas.

Je vise la dépression de lapiaz qui garde encore de la neige tard en saison... Seulement là, c'est vraiment trop tard !

  

doline et lapiaz  creux du van

 

les pigamons du creux du van  bosquet au bord de la falaise

  

Alors cap sur le dernier tiers du cirque.

La vue sur les falaises est ici plus complète et plus impressionnante.

  

le creux du van

 
C'est là aussi que l'on peut rencontrer les fameux bouquetins.

Mais on  n'est pas vraiment optimistes, car on a croisé beaucoup trop de chiens accompagnés de leurs maîtres même pas tenus en laisse (les maîtres, bien sûr...) !

 

Craintes confirmées par la présence de feux de pique-nique allumés à la limite de la zone protégée, juste dans le secteur fréquenté par les majestueux caprinés... Encore raté !

   

Dernière petite pause avant la descente par le chemin du Single. Dénivellation rapide qui peut nous conduire par divers itinéraires, à la Ferme Robert.

 

Enfin, glace bien mérité pour Ben (ce qu'il ne faut pas faire miroiter pour entretenir le moral des troupes !) qui a progressivement arrêté de râler... Quoique !?

    

après l'effort


 

carte nationale de la Suisse 1 : 25'000, Travers n° 1163

    

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Rédigé par eustache

Publié dans #Randonnée

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Publié le 18 Février 2009

10 juillet 2008

   

Il y a longtemps déjà, à l'occasion d'un précédent séjour à Praveyral avec nos Marseillais, je me rappelle avoir emprunté le chemin du Crachet...

C'était à Pâques. Le temps était très bas... A mi-côte, on s'est retrouvé dans le brouillard. Pas question de continuer... trop douloureux souvenirs attachés à ces conditions météo.

Alors on s'est arrêté au bord du sentier à l'abri de quelques pins. 

On a fait cuire les patates de René et des bananes au chocolat dans la braise...

Mémorables souvenirs !

    

Bon, du coup, ce fameux Crachet dont ils m'avaient tant parlé, j'aimerais bien enfin le voir...

  

Aujourd'hui, vingt ans après, c'est l'été et il fait grand beau... alors c'est parti !

   

   

On se gare au parking du Pont du Plan, plus ombragé que celui dédié au Crachet. On retraverse le pont et on s'engage sur un chemin qui serpente entre les clapiers (Tas de pierres empilées au fil du temps pour en débarrasser une parcelle exploitable) et les carrés enherbés (de fauche ou de pâturage).

   

Devenant sentier, il s'élève bientôt en une série de lacets assez rapides. A mi-Hauteur, on traverse à gué deux petites cascades.

   

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Vues sur la vallée de la Chalp et Crévoux, et sur le vallon de la cascade de Razis. Ce dernier est surmonté par l'alpage qui s'étend du Parpaillon à la Montagne Pellot.

   

Le grondement nous fait deviner la cascade du Crachet, dont on ne fera qu'apercevoir le chute supérieure à travers les mélèzes.

   

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On débouche alors sur un replat où le torrent se bouscule en bordure de l'alpage fleuri : tour à tour, les orchis, linaigrettes, résédas jaunes, renouées vivipares et géraniums colonisent une parcelle de terrain, tantôt herbeux, rocailleux ou marécageux.

    

   

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Ça et là, les chandelles des asphodèles blancs ponctuent le décor d'une touche d'originalité.
   

Les marmottes s'éparpillent au moindre signal d'une congénère et se fondent soudain dans le paysage...

 

    

Le vallon où trône la cabane pastorale du Crachet (abri préfabriqué en tôle verte du plus bel effet !) est verrouillé en amont, par une barre rocheuse stratifiée et ondulée (bel anticlinal incliné & synclinal), témoin de l'histoire géologique locale. 
Le sentier reprend tranquillement son ascension, contournant par la droite le ressaut minéral et rejoignant le déversoir du lac.

   

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Petit lac clair et peu profond, serti dans un cirque d'éboulis et de lapiaz, que dominent les cols du Crachet (sur l'autre versant en contre-bas, le col de Vars), et celui qui mène au petit lac de Lalatcha. Il est alimenté par un puissant torrent (en début de saison), réunion de multiples petits. Il s'offre même une petite crique, protégée par un gros rocher.

      

Fleurs à profusion, grenouilles et progéniture, marmotte occupée à améliorer le confort de son intérieur en arrachant de grosses "brassées" d'herbe devant chez elle... Calme et quiétude. On a envie de s'attarder... On ne se gêne d'ailleurs pas !

   

 

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Mais il faut cependant rentrer, et l'on mesure par une descente qui semble ne plus finir, que l'on a quand même grimpé près de 600m.
Même sentier, autres points de vue, avec un éclairage différent (la cascade de Razis est maintenant en plein soleil).

 

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Evidemment, c'est tout aussi difficile de ne pas prêter attention à la flore que de ne pas regarder le paysage !

  

Agréable randonnée dans un vallon préservé et assez peu fréquenté...

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Rédigé par eustache

Publié dans #Randonnée

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