Publié le 28 Juin 2009

 

carte empruntée à l'association Le Mur aux Fleurs de LysLe dimanche 21 juin 2009 a eu lieu à Chapelle des Bois, la deuxième édition de « la Rando des Passeurs », à l’initiative de l’association chapelanne « le Mur aux Fleurs de Lys ».

  
Parmi les trois circuits proposés, voici celui de 16 kilomètres qui conduisait sur le chemin de la liberté par le « Gît de l’Échelle ».

    

Cependant, la portion du circuit qui emprunte le passage dans la falaise ce jour-là n’est pas recommandée en dehors de la manifestation (les cordes de sécurité ont été déposées).
  
Nous vous proposons alors de suivre le circuit classique par la Roche Bernard.

 

 

(sur la carte ci-dessus, empruntée à l'association, le circuit correspond au tracé rouge, puis bleu)

 

Carte IGN TOP25 n° 3426 OT

Dénivelée estimée : 300 m

Temps horaire estimé : 5 à 6 h

Kilométrage estimé : 16 km

  

   

* * * * *

  

Au départ de la ferme de Nondance le Haut, nous suivons le chemin forestier sur une centaine de mètres avant de s'engager dans les pâtures, sur la gauche juste avant l'entrée de la forêt.

nullUne série de passages aménagés provisoires nous permet de rejoindre en sautant les clôtures, un agréable chemin de pré-bois qui débouche, via "les Granges de Beauregard", au lieu-dit "les Landry".

  

De là, on suit un court moment le sentier balisé qui conduit à la Norbière, puis on oblique à gauche.

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Après une traversée de route (celle de la Norbière), on rejoint le point 1087, puis par un sentier forestier orienté sud-est on arrive "Chez Michel" (Distillerie de gentiane).

(C'est par là également que Victoria Cordier arrivait de Foncine avec ses réfugiés)

  

  

La falaise que l'on va "escalader" se profile enfin sérieusement...

Nous traversons la D46 pour passer au large de la tourbière, jusqu'à la ferme des Halles (maison de Séraphin le "Père Terrible", contrebandier facétieux). 

  

 

Le tracé de la Rando des Passeurs contourne la ferme, puis amorce tranquillement la montée dans la forêt, au lieu-dit "Sous le Risoux".

Alors que la GTJ qui passe par là, continue en direction de la maison de Madeleine et Victoria Cordier, on emprunte une raide piste de débardage qui nous mène en quelques lacets, au pied de la falaise.

  

Le Gît de l'Échelle est une  échancrure perpendiculaire au rebord de la falaise comme il en existe quelques unes le long de cette "infranchisable" barrière rocheuse. 

Les gîts permettaient de faire glisser les troncs coupés sur le Risoux, jusqu'en bas de la falaise.

Lieux de passage improbables pour qui n'a pas le "pied chamois", ils ont été utilisés tant par les contrebandiers que par les passeurs.

  

Le Gît de l'Échelle était le lieu de passage privilégié de Victoria.

C'est dans des conditions difficiles, de nuit, qu'elle conduisait ses protégés vers la liberté.

  

      

Au pied de la falaise, il reste une quinzaine de mètres à grimper en semi-escalade pour déboucher sur le plateau du Risoux. Une main-courante et trois bénévoles d'encadrement assurent la sécurité dans ce couloir dont il est relativement aisé de gravir les "marches".

  

Nous imaginons cependant sans peine la difficulté de franchir le gît en pleine nuit avec des "passagers" exténués par des jours de fuite clandestine, mal équipés, chargés et quelques fois tétanisés par la peur...

 

Du rebord de la falaise, un superbe panorama sur les lacs des Mortes et de Bellefontaine s'offre à nous. L'un est dans le Doubs (enfin, sauf un petit bout !) et l'autre dans le Jura.

  

 

Vue sur Chapelle des Bois

 

Le sentier chemine maintenant le long de la crête en suivant la frontière.

  

      

   

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Loin de la planitude que l'on pouvait imaginer, c'est sur un sentier de montagnes russes quelques fois bien prononcées (ce sont les "gîts" que l'on traverse) que l'on gagnera la Roche Champion.

  

photo Denise GhiczyLa croix que l'on scrutait depuis la vallée se dresse au milieu d'une clairière. Du haut de sa douzaine de mètres, elle domine la vallée de Chapelle des Bois.

 

 

 

Le large panorama nous permet d'apprécier le chemin parcouru depuis la ferme de Nondance.

  

  

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 Au-delà du Mont Noir, on aperçoit la Côte du Bayard qui domine Foncine-le-Haut et l'antenne du Bulay.

A nos pieds, le regard embrasse toute la vallée, des lacs déjà lointains, à l'entrée de la Combe des Cives. Ponctuée d'un habitat plutôt dispersé et de zones de tourbière colonisées par les bouleaux et les pins.

   

 

Après une dernière traversée de gît qui nous fait croire à l'amorce de la redescente, la voici enfin, plus raide nous semble-t-il que la montée à l'autre bout de la falaise...

  

  

A nouveau dans les pâtures et bientôt au chalet des Anges, nous retraversons la Combe des Cives pour regagner tranquillement Nondance à travers la forêt.

  

* * * * *

     

Pigamon à feuilles d'ancolie                 Silène "pain de coucou"

  

nigritelle noire

Nigritelle noire (orchis vanille) 

Gymnadenia rhellicani (Teppner & E.Klein)  
 
Famille des Orchidacées (Orchidaceae)

 * * * * *

Merci à Alain, Bernard et leur équipe !

  

Randonnée effectuée avec Denise, Ilona et Benoît.

Petit coucou à Françoise, Marie-Claire et Jacques,

qu'il était logique de rencontrer sur cette rando historique !

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Rédigé par eustache

Publié dans #Randonnée

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Publié le 26 Juin 2009

L'ancienne voie romaine Besançon-Turin passait par le village d'Arthenas,

à 20 mn au sud-ouest de Lons-le-Saunier...

  

Est-ce à cela que l'on doit le qualificatif de sa fontaine ?

   

La fontaine romaine d'Arthenas

  

   

  

 

  

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Rédigé par eustache

Publié dans #Patrimoine

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Publié le 25 Juin 2009

La loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Églises et de l'État

a mis les paroissiens du Haut-Doubs en grand émoi :

  

Dans le secteur du Russey, que l'on appelle "la Petite Vendée",

ils ont barricadé les églises et manifesté en masse

contre les opérations d'inventaire.

  

Aux Écorces, cette page d'histoire mouvementée

peut encore se lire sur un vantail de la porte de l'église...

  

    

 

 

* * * * *

  ÉGLISE DES ÉCORCES 

L'église des Écorces est repérable de très loin

à la fois par à sa situation géographique surélevée 

et par la grâce de son clocher à la flèche très élancée.

 

Marque de tailleur de pierre

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Rédigé par eustache

Publié dans #Patrimoine

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Publié le 22 Juin 2009

En attendant, du côté de Chapelle des Bois

  

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Rédigé par eustache

Publié dans #Clins d'zyeux...

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Publié le 21 Juin 2009

Dans une dépression du Bois de Malcombe, un bloc de rocher est gravé d'une centaine de signes chrétiens. Discrets (de 1 à 3 cm) il faut scruter la paroi pour enfin les découvrir...

 

      

 

      

 

 

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Les gravures sont visibles dans la pertie basse du bloc rocheux,

là où la dalle inclinée s'abaisse dans une petite cavité.

 

 

 

Coordonnées sur Géoportail :

06°39'40" - 47°08'31"

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Rédigé par eustache

Publié dans #Patrimoine

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Publié le 18 Juin 2009

Loïse, Berthe et Hermance de Joux, séduisaient, puis délaissaient leurs soupirants. 
Difficiles à marier, leur père décida d’offrir leur mains

aux trois vainqueurs d’un tournoi qu’il organiserait...

Ce ne furent pas des princes charmants qui l’emportèrent,

mais trois chevaliers brutaux et laids... 
C’est pour échapper à ces terribles mésalliances, que les trois sœurs

s’enfuirent du château de Joux. Elles furent rattrapées au défilé des Entreportes,

et quand les trois vainqueurs voulurent les prendre dans leurs bras,

elles se changèrent en pierre...

   

 Les Dames des Entreportes (Pontarlier - Doubs)

  

* * * * *

Le seigneur de Château-Villain avait trois filles en âge de se marier : Berthe, Loïse et Hermance. Mais les demoiselles trouvaient tous les prétendants indignes d’elles... 
Le Châtelain s’en plaignit à la fée Mélusine. Celle-ci pour punir les médisantes et exigeantes commères, les figea en trois statues de pierre pour les faire taire à jamais... 

(L’érosion a déjà eu raison de deux de ces cheminées de fées...

la dernière est en sursis...)

   

 La Commère "rescapée" de Sirod (Jura)    (Cliché : Olif)

   

* * * * *

   

A  Morbier, je n'ai pas trouvé la légende attachée à

cette formation rocheuse qui domine Bellefontaine,

mais elle pourrait bien ressembler aux deux premières...

  

  

Les 3 Commères de Morbier

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Rédigé par eustache

Publié dans #Sites naturels

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Publié le 17 Juin 2009

EPOMANDUODURUM

  

Deuxième cité de Séquanie après Vesontio au IIe siècle avant notre ère.

 

L'agglomération antique occupait le méandre du Doubs de Mandeure,

et s'étirait, sur l'autre rive, juqu'à Mathay.

  

 

L'importance de cette zone de peuplement à la fin de l'âge du Fer

s'expliquerait par la présence d'un grand complexe religieux : 

Un sanctuaire, associé à un théâtre monumental

   

Le sanctuaire devait être l'un des plus grand d'Europe.

Composé d'un péribole elliptique (enceinte qui délimite

l'espace sacré du profane) et d'un temple installé sur un podium.

  

De nombreux objets archéologiques (visibles aux musées de Montbéliard et Besançon) y ont été découverts. Datant de deux périodes distinctes, ils attestent d'un édifice gaulois antérieur au temple gallo-romain. 

   

Le théâtre constitue le deuxième plus important des théâtres de Gaule et de Germanie. 

Dressé sur le flanc d'un côteau, il se déploie sur 142 mètres de diamètre face au sanctuaire, et pouvait accueillir jusqu'à 15000 spectateurs (20000 -seulement- pour le stade Bonal à Sochaux)

  

C'est le seul vestige encore visible de l'ancienne cité.

Il pourrait avoir été construit et modifié en trois phases successives.

  

       

Images tirées de : "géoportail"                                      et "site archéologique de Mandeure"

A noter cependant que le théatre de Mandeure ne comportait pas le mur-fronton de l'illustration,

le théatre n'ayant pas une vocation culturelle, mais bien cultuelle...

   

Cet ensemble devait être complété par des lieux de culte secondaires

et des bâtiments d'accueil des pélerins.

     

* * * * * 

  

  

    

 

Les arcades de l'image de droite sont présentés comme étant

des arcs de décharge, ce qui est plutôt étonnant,

car pour remplir leur rôle, ceux-ci devraient comporter un vide... ! 

   

  

  

    

  

    

  

  

  

  

   

 

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Rédigé par eustache

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Publié le 15 Juin 2009

 

Les cours d'eau franc-comtois (en autres...) se couvrent,

à certains endroits où l'eau est peu profonde et le courant modéré,

d'une multitude de petites fleurs blanches...

  

Sur le Doubs du côté de Remonot 

  

   

  

Renoncule aquatique (Grenouillette)

Ranunculus aquatilis L.

Ranunculus diversifolius Gilib.

Famille des renonculacées (renunculacae)

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Rédigé par eustache

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Publié le 12 Juin 2009

Sur les hauteurs de Foncine,  la Côte du Bayard culmine à plus de 1000 mètres.

Elle est ourlée, au Nord, d'une crête qui laisse tomber son à pic dans un curieux décrochement du plateau des Arboux.

 

  Depuis le sentier botanique du Bayard, un fléchage de randonnée

indique "la Roche Fendue" à 700 mètres...

 

En arrivant au belvédère, face à cette fameuse Roche,

une large fissure sépare un éperon vertical de la crête

et plonge abruptement vers la combe.la Roche Fendue

  Puis à quelques pas de là....

Étonnement, éblouissement...

Paysage inhabituel dans le Jura, que l'on s'attendrait

plutôt à voir dans les Hautes-Alpes...

  

     

L'érosion a dégagé une coupe de marnes grises de plus de 100 mètres de hauteur.

À chaque averse, le ruissellement emporte l'argile, creusant de nombreuses ravines.

  

 

  

Les strates horizontales formées au fond des mers sont composées

alternativement de marnes et de bancs de calcaire,

que l'on voit résiter plus longtemps à l'érosion.

 

* * * * *

Formation de la Roche Fendue

  

Lors du plissement de la chaîne jurassienne, les forces de poussée

ont dressé certaines de ces strates jusqu'à la verticale.

L'érosion a emporté les marnes plus tendres et dégagé la lame de calcaire.

  

* * * * *

  

 

Sur géoportail : 06°02'38" E - 46°49'43" N

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Rédigé par eustache

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Publié le 10 Juin 2009

Les fraisiers vrais ont des feuilles à trois folioles dentées,
des fleurs blanches pourvues d'un calicule,
des étamines et des carpelles nombreux,
et un réceptacle floral devenant charnu.
  
fraisier des bois  fraisier des bois   
Fraisier des bois
Fragaria vesca L.
  

 
Chez potentilla faux-fraisier,
le réceptacle floral ne se transforme pas en fraise.
  
potentille faux fraisier   
Potentille faux fraisier
Potentilla sterilis (L.) Garcke
      

   
Chez Duchesnea indica les fleurs jaunes sont solitaires sur un long pédoncule. 
Le fruit dressé est sans saveur.
   
fraisier des indes fraisier des indes
Fraisier des Indes
Duchesnea indica Andrews
   
     
Photos perso ; Informations tirées de la page flore du site du Collège des Roches à Pont de Roide




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Rédigé par eustache

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