Publié le 23 Septembre 2009

null   

   

La Chapelle du Saint-Sépulcre a été construite vers 1540 à la demande du chanoine de Besançon Claude Pignet (originaire de Baume), afin d'accueillir les malades de la peste.

Plus tard la "communauté des pestiférés" a été isolée sur les hauteurs de Baume, du côté du site carrier.

  

D'influence gothique, elle présente tout d'abord un porche en bois aux dimensions de la construction qui lui fait suite. 

  

 

   

Dès que l'on entre dans la chapelle, le regard est d'abord capté

par un groupe sculpté dans la pierre et qui occupe le choeur :

la Mise au Tombeau (Saint-Sépulcre)

   

     

 

     

 

null      

   

Le Christ est déposé par les disciples Nicodème et Joseph d'Arimathie, sous le regard de Marie, soutenue par Jean l'apôtre, et de trois autres femmes : Marie-Madeleine et peut-être Salomé et Marie (mère de Jacques le Mineur), souvent représentées dans cette mise en scène.

  

Sur le devant de l'autel, deux anges au visage d'adulte présentent dans un écusson, les instruments de la Passion. Ils sont encadrés par les armoiries du Chanoine Pignet (d'azur à la fasce d'or, avec en chef un bouquet de quatre palmes, deux penchées à dextre et deux à senestre et en pointe trois pommes de pin de même posées deux et une)  

  

null     

       

Au mur et de part et d'autre de ce groupe,

deux représentations en bois polychrome

  

null  null          

                               de la Vierge                              et de        St-Jean.

 

Se faisant presque face, deux niches bizarrement placées assez bas dans le mur (on suppose que le niveau du sol a été relevé suite à des inhumations successives dans la chapelle) sont des "piscines", lave-mains des prêtres durant les offices. 

  

Sur la gauche de la chapelle, on peut aussi admirer la statue de bois polychrome d'une Sainte Martyre, deux anges portant une chapelle (pierre polychrome - offrande dédicatoire ou chapelle de Lorette ?), et un groupe sculpté en bois représentant Ste-Anne, la Vierge et l'Enfant.  

  

       

     

Sur le mur de droite, Ste-Acombe en croix, et près le l'entrée

un étonnant ensemble constitué d'une crucifixion encadrée

des bustes reliquaires en bois doré et polychrome

de St-Martin et St-Germain.

   

     

   

 

L'ensemble de ces oeuvres date du milieu du XVe siècle et du XVIe

(à l'exception des reliquaires du XVIII-XIXe) et toutes sont classées

en tant que Monument Historique depuis 1992.

  

 

La chapelle du St-Sépulcre est visitable sur demande à l'office du tourisme

ou lors des Journées du Patrimoine.  OT de Baume :  03 81 84 27 98

   

   

 

Voir les commentaires

Rédigé par eustache

Publié dans #Patrimoine

Repost0

Publié le 20 Septembre 2009

Ste-Acombe

 

Datant du XVIe siècle, cette statue de pierre polychrome

représente le suplice d'Acombe qui, aux premiers siècles de la christianisation

et pour échapper aux avances répétées du fils païen du Roi,

invoqua Dieu en le priant de la rendre laide et repoussante.

Son visage se couvrit alors immédiatement d'une barbe épaisse,

ce qui mit le jeune prince en furie : pour la punir, il la fit crucifier.

La statue de Ste-Acombe a été classée Monument Historique en 1992.

Visible à la chapelle du Saint-Sépulcre à Baume les Dames.

  

  

Dans le Pas de Calais, il existe une légende similaire de sainte barbue et crucifiée :

Sainte-Wilgeforte.

 



Voir les commentaires

Rédigé par eustache

Publié dans #Patrimoine

Repost0

Publié le 16 Septembre 2009

Pierre Pagnier du Bourg est né en 1770 dans une famille originaire de Bourg de Sirod (Jura). A 10 ans, il est orphelin. Il est d'abord vacher, puis ouvrier agricole. A 23 ans, il a le projet de se marier avec une fille du village...

  

Mais en août de cette année 1793, la Convention ordonne la levée en masse de 300000 hommes. Pierre enrôlé malgré lui sous les ordres de la République, déserte rapidement, et rejoint l'armée contre-révolutionaire et royaliste de Condé.

 

Mais la nostalgie du pays le fit à nouveau déserter. Échappant aux gendarmes qui l'avaient pris, il revint à Chapelle. Recherché et risquant la peine de mort, il se réfugia dans cette petite grotte à l'époque masquée par la végétation.

 

  

Pierre vivait du gibier qu'il prennait au collet et de fruits et racines de la forêt. L'hiver venu, il recupéra discrètement dans sa maison, outils et ustensiles afin de s'installer un peu plus "confortablement". Il offrait ses services clandestinement dans les fermes en échange de quelques bôlons* et de lait. C'est ainsi, en sauvage et solitaire qu'il vécut pendant dix ans.

   null   null   

   

En août 1802, Napoléon accorde l'amnistie pour les crimes de désertion.

 

Pierre, que l'on croyait mort, rentra au village. Mais sa fiancée s'étant mariée entre temps, il regagna sa grotte au fond des bois.

Adapté à la vie en forêt, il en tirait sa subsistance et des produits à vendre à la ville : Il produisait de la poix à partir de la résine des épicéas et récoltait l'amadou. Habile chasseur, il vendait son gibier à Morez ou Morbier et traquait le loup dont la dépouille était primée.

   

     

   

"L'homme sauvage" était vêtu d'une tunique en peau de loup, d'une coiffure de peau de lièvre, d'une culotte de drap épais, de guêtres de peau de renard, et chaussé de gros souliers à clous. 

   

Il découvrit un jour dans la forêt, des collets qui n'étaient pas les siens. C'est ainsi qu'il fit bientôt la connaissance de Jacquet de Combe David avec qui il se lia d'amitié.

   

Et quant l'âge avançant, Pierre éprouva des difficultés à subvenir à ses besoins, c'est son ami Jacquet qui lui offrit l'hospitalité. Et c'est chez lui qu'il mourrut, le 1er janvier 1828, après trente ans de vie passés en ermite dans la forêt et la grotte à laquelle il a donné son nom : la Baume à Pira du Bou...

   

nullCoordonnées géographiques : 06°03'57" E - 45°36'47" N

   

   

* bôlon ou baulon : dans le Haut-Jura, petit pain d'orge consistant cuit et séché au four après la fournée du pain. Utilisé pour tremper la soupe. 

       

Voir les commentaires

Rédigé par eustache

Publié dans #Patrimoine

Repost0

Publié le 12 Septembre 2009

Dans le massif du Jura, l'eau est un bien précieux qu'il faut savoir retenir...

Dans les zones karstiques (où le terrain calcaire fissuré ne retient pas l'eau),

les hommes ont construit des réserves à l'usage des troupeaux et des habitations.

   

  

Dans l'alpage, les quatre pans de la toiture recueillent l'eau de pluie

qui est canalisée vers la citerne qu'elle abrite.

  

  

Ces citernes construites au XVIIIe ou XIXe siècle et loin d'être obsolètes au XXIe,

sont soigneusement entretenues pour subvenir aux besoins du bétail durant l'estive.

  

     

  

 

La charpente a gardé la mémoire des bâtisseurs et des bergers

qui ont signé leur passage :

ainsi le 2 mai 1828, Antoine Germain Moulhet, de St-Antoine...

Voir les commentaires

Rédigé par eustache

Publié dans #Patrimoine

Repost0

Publié le 2 Septembre 2009

Un été de bonheur à engranger tout ce qui pouvait l'être

au détour des chemins franc-comtois...

   

Mais voici déjà la rentrée...

   

Le temps pour concocter, mijoter et paufiner

mes petits sujets de découverte va sans doute manquer. 

Ils se feront plus espacés, mais ma besace est loin d'être vide...

  

Un dernier coucher de soleil d'été sur Les Emboissieux (La Pesse -Jura)

Voir les commentaires

Rédigé par eustache

Publié dans #Clins d'zyeux...

Repost0