Publié le 22 Février 2009

Il peut être le plus haut ou le plus vieux, posséder des caractéristiques physiques peu communes, ou encore pousser dans des conditions particulières. Être d'une essence rare pour la région ou l'altitude, avoir été planté pour une occasion historique particulière...

 

Ils peuplent nos villes et nos campagnes sans qu'on y prête toujours attention.... Pourtant, ils sont remarquables...

 


Les photos sont des clichés personnels ou prêtés par Titi, que je remercie. 

Pour obtenir les images des autres arbres (en projet de visite future),

il suffit de cliquer sur les titres en orange.

A suivre...


   

Doubs et Territoire de Belfort

  

   

Bavans (25)

 

Chêne  

Charnay (25)

   

"Tille"

Tilleul isolé plusieurs fois centenaire

   

  

Étrappe (25)

  

Tilleuls de la Révolution - Étrappe

 Tilleuls de la Révolution.

 

Ils se situent à l'orée du bois,

sur le chemin qui conduit à Geney.

  Fontaine (90)

 

Tilleul de Turenne

+ de 7 mètres de circonférence,

30 mètres de hauteur

Il aurait entre 400 et 600 ans

Durant l'hiver 1674,

le Maréchal de Turenne

a bivouaqué sous ce tilleul.

 

La Grange (25)

 

La Grange (25) : Tilleul + 600 ans

 le Vieux Tilleul

 

+ de 600 ans 

  

6,10 m de circonférence

1,94m de diamètre

 

Le Russey (25)

 

Le Russey (25) : Sapin Président n°1

 

Le Russey (25) : Sapin Président n°2

 

les Trois

Sapins Présidents :

   

Âgés de plus de 300 ans,

les Trois Sapins faisaient

l'admiration de tous.


L'un a été foudroyé, et celui

« dont la tête au ciel était voisine »

n'a pas résisté à la tempête de 1999.


Deux autres respectables ont été choisis pour les remplacer.


Le rescapé mesure 50 m de hauteur, 5,20 m de circonférence.

 

Liebvillers (25)

 

Liebvillers (25) : Chêne de la Liberté

Chêne de la Liberté.

 

Planté en 1791 

 

Montandon (25)

 

Montandon (25) : Vieux Tilleul 1

 

Montandon (25) : Vieux Tilleul 2

 

 

Les deux tilleuls

qui se dressent derrière l'église seraient âgés de près de 800 ans...

(au minimum + de 600 ans) 

 

Le plus gros mesure 8,70 m de circonférence.

 

Le plus grand avoisine les

30 mètres de hauteur.

 

Nans-Sous-Sainte-Anne (25)

 

      

le Gros Chêne.

 

situé dans la forêt près

des sources du Lison

       

Rigney (25)

 

Trois Gros Chênes

Chêne sessile

        

âgés d'environ 300 ans

1,55m de Ø – 25 m de hauteur

         

Rougegoutte (90)

   

Tilleul

planté vers 1570

     

 

St-Maurice Colombier (25)

 

St-Maurice Colombier (25) : le Foyard de la Varde

 

Le Foyard de la Varde

(hêtre)

 

 + de 200 ans

3,70 m de circonférence

1,18 m de diamètre.

 

Villers sous Chalamont (25)

 

Villers sous Chalamont (25) : Tilleuls menacés

photo empruntée au site

"SAUVONS les TILLEULS"

 

  

Les Tilleuls

de Notre-Dame des Bois

seraient les rejetons de ceux plantés dans la tradition des moines d’Abondance.

   

Ils sont actuellement menacés d’abattage et font l’objet d’une tentative de sauvetage par une association de sauvegarde.

 

signer la pétition en ligne

   

 

 

 

Jura

 

 

Beaufort

       

Tilleul

+ de 400 ans

           

  Bracon  

               

Tilleul de la Grange Sauvaget

17 m de circonférence

  

Ce tilleul a été planté en 1477

pour célébrer le mariage

de Marie de Bourgogne,

fille de Charles le Téméraire,

avec l'empereur Maximilien d'Autriche

    

 

Chevigny

   

Chêne de la Manche

Chêne sessile

   

environ 250 ans

Circonférence: 6 mètres

Hauteur : 34 mètres

Ø : 1,70 m 

05°27'27" E - 47°10'31" N

   

  

Clucy

   

Clucy : Chene de la liberté

 Photo prêtée par F.B.

Chêne de la Liberté.

 

Planté le 20 nivôse An I

soit en 1793

   

Falletans

         

Chêne Notre Dame

   

500 ans environ

Il aurait absorbé

une statuette de la Vierge.

 

  

Syam

 

 

Syam : le Gros Chêne   Photo prêtée par F.B.

 

 Gros Chêne.

 

situé dans la forêt au-dessus

de la Roche des Sarrasins

.
   

 

 

Haute-Saône

 

Anchenoncourt

et Chazel

           

Gros Chêne.

    

situé dans la forêt communale

  

Brésilley

(canton de Pesmes)

          

Bresilley : Chêne à Vierges

  Photo prêtée par F.B.

Vieux Chêne.

 Planté en 1640 pour délimiter le territoire de l'abbaye d'Acey.

    

 Il mesure 8 m de circonférence. 

23 mètres de hauteur,

Son tronc aurait déjà absorbé

sept ou huit représentations de la Vierge.

05°38'03" E - 47°15'47" N

  

 

 

 

Contréglise

(canton d'Amance)

   

Contréglise :

  Photo prêtée par F.B.

 Chêne

"l'Arbre à 6 Doigts"

Situé dans le bois de Mouhis,

sur le "sentier Charlemagne"

approximativement à

06°02'25" E - 47°51'00" N

 La Quarte

           

Chêne de la Vierge

ou Chêne Henri IV

classé  "site naturel" le 22/04/1937

sur la RN19 à l'embranchement

de la route du village

05°41'49" E - 47°46'14" N

      

 


 

 Curiosités végétales

 

 

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Rédigé par eustache

Publié dans #Sites naturels

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Publié le 21 Février 2009

A l'occasion d'une balade en forêt, en levant le nez,

on pourra sans peine observer

d'étranges manifestations végétales...

    

Charmeur de serpent (forêt de Montécheroux -25)   le fourmilier (Montjoie-le Château -25)   Loupe de merisier (Brevilliers - 70)

 

 le canibale (forêt de Montécheroux - 25)    Comme à Angkor (Blamont - 25)

 

 


 

Les arbres remarquables de Franche-Comté

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Rédigé par eustache

Publié dans #Sites naturels

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Publié le 21 Février 2009

22 juin 2008

   

Si vous avez des enfants, vous savez combien il est difficile, la plupart du temps, de les mobiliser pour une rando...

   

Alors on en cherche une motivante, une mieux que les autres... qui ferait que, pour une fois il ne râlerait pas...

   

Bon, en ce qui me concerne, c'est encore raté !!!

Mais tant pis... moi, j'aime toujours autant le Creux du Van.

   

pigamon à feuilles d'ancolie

Paradis botanique à presque toute saison, enchanteur par son site et ses panoramas à couper le souffle, réserve de faune de montagne,

haut lieu d'énergie tellurique...



Depuis Noiraigue (Val de travers), on peut monter

jusqu'au parking de la Ferme Robert (alt.972 m).

De là, nous empruntons le chemin forestier qui conduit à la Ferme des Oeillons.

 

De là démarre le famaux  "sentier des 14 contours". La tempête de 1999 a ouvert de grandes brèches qui ouvrent ainsi de belles perspecitves sur le Val de Travers, Noiraigue et le Rocher des Tablettes.

            

14... On fait une pause à la moitié, d'acc ? 
Au 2ème : Maman, on est au combien ?

Au 4ème : Là, on est arrivé au 7ème ?

  

Bon il faut avouer que quand on est au mitan du décompte, on en est en réalité aux 2/3 de la montée... mais chut, c'est une surprise !!!!

     
Beaucoup de fleurs discrètes ou surprenantes jalonnent le sentier,

en sous-bois ou à découvert.

   

Renoncule à fleur de narcisse  néottie nid d'oiseau  saxifrage à feuilles rondes

    

Sur le dernier tiers, donc, la forêt se referme, mais en levant la tête,

on devine déjà la lumière de la crête.

       

On débouche donc en haut de la crête du Dos d'Âne,

qu'un sentier non balisé permet aussi de rallier depuis la ferme Robert.

   

   

Bon, il faut aussi avouer que là, on y arrive en 15 mn à plat, après avoir stationné la voiture à proximité de la ferme du Soliat... Mais chut, là c'est un secret que Ben ne doit découvrir sous aucun prétexte (après il voudrait aller en voiture partout)...!

      

De là, première vision éblouissante la première fois que l'on découvre le site... et toutes les autres fois aussi !!!

       


   

La falaise circulaire laisse tomber son à pic de 150 mètres sur une pente d'éboulis (c'est plutôt l'inverse), millefeuille de calcaire dans les anfractuosités desquelles s'accrochent des arbres téméraires ou solitaires...

Pour faire le tour du cirque, le chemin va longer le rebord que ceinture un muret de pierres sèches.
   
Quelques fois, le sentier s'approche à moins d'un mètre du précipice. Heureusement il y a toujours moyen, quand on ne s'y sent pas à l'aise, de repasser derrière le muret, par des passages aménagés.

   


La vue s'échappe sur la vallée de l'Areuse et jusqu'au lac de Neuchâtel.

 

Je me prosterne régulièrement sur la pelouse alpine parsemée d'une flore toujours aussi riche. Je me suis laissée séduire par le Pigamon à feuilles d'ancolie, que je découvre à cette occasion...

    

pigamon à feuilles d'ancolie  globulaires  orchis pyramidal

 
Je guette la nigritelle noire, rencontrée l'an dernier. En vain...
 

Ben crie famine. Nous recherchons l'endroit idéal, à l'abri du vent et un peu ombragé.
Un bouquet de foyards accueillants incline quelques uns de ses troncs pour inviter l'affamé acrobate  à la pause.
  

pause

  

Rafales soudaines. Le Nord-Ouest s'obscurcit d'un coup.

Bon, Ben, si on a mis trois heures plutôt que deux pour monter... il va falloir en mettre beaucoup moins pour redescendre !

   

Et l'orage fit rage... sur la vallée de la Brévine ! Bleu et serein resta le ciel sur l'alpage entre Neuchâtel et Vaud...

 

Pas de Creux du Van sans Soliat : On abandonne donc momentanément le rebord vertigineux pour le point culminant et sa croix.

   

borne   croix du Soliat  borne cantonale

   

Vue sur les Alpes et la plaine au Sud. A l'ouest se découpe le surplomb

caractéristique du Chasseron, au bout des vallonnemnts de ce pli jurassien.

...Et plus loin la succession des sommets jurassiens.

   

   

Mais à la table d'orientation, il y a foule, bruyante... On ne s'éternise donc pas.

Je vise la dépression de lapiaz qui garde encore de la neige tard en saison... Seulement là, c'est vraiment trop tard !

  

doline et lapiaz  creux du van

 

les pigamons du creux du van  bosquet au bord de la falaise

  

Alors cap sur le dernier tiers du cirque.

La vue sur les falaises est ici plus complète et plus impressionnante.

  

le creux du van

 
C'est là aussi que l'on peut rencontrer les fameux bouquetins.

Mais on  n'est pas vraiment optimistes, car on a croisé beaucoup trop de chiens accompagnés de leurs maîtres même pas tenus en laisse (les maîtres, bien sûr...) !

 

Craintes confirmées par la présence de feux de pique-nique allumés à la limite de la zone protégée, juste dans le secteur fréquenté par les majestueux caprinés... Encore raté !

   

Dernière petite pause avant la descente par le chemin du Single. Dénivellation rapide qui peut nous conduire par divers itinéraires, à la Ferme Robert.

 

Enfin, glace bien mérité pour Ben (ce qu'il ne faut pas faire miroiter pour entretenir le moral des troupes !) qui a progressivement arrêté de râler... Quoique !?

    

après l'effort


 

carte nationale de la Suisse 1 : 25'000, Travers n° 1163

    

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Rédigé par eustache

Publié dans #Randonnée

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Publié le 21 Février 2009

14 août 2008

   

C'est sur le forum dédié à la cancoillotte que dondon m'a mise sur la piste de... valeetiti.

     

Je parcours vite fait la liste des cistes du Doubs, canton de St-Hippolyte...

        

Un titre m'accroche : la Basilette.

Fébrilement  je consulte l'énigme : c'est bien ce que je pensais !

C'est à moins de 100 mètres de chez moi !

Il est 23 h.

Vite, la lampe frontale...

         

Avec Ben, on se rend sur le spot, on vise, on soulève quelques cailloux....

Enthousiasme & émotion de la première trouvaille !

         

On ne savait pas encore que ça allait devenir une petite drogue...!!!  

         

           

sur la piste des cistes :Le site des cistes

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Rédigé par eustache

Publié dans #Sur la piste des cistes

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Publié le 20 Février 2009

5 octobre 2008

   

En vadrouille sur les cantons des Planches-en-Montagne et de Champagnole, je me suis retrouvée de bon matin sur les hauteurs de Bourg-de-Sirod (Bourc eud'Siro !), devant la porte fortifiée de Richebourg

  

  

Autrefois on passait à Richebourg par cette porte fortifiée

pour gagner le Val de Sirod et les montagnes de la Suisse.

 

C'était pour les convois venant de Lons-Le-Saunier et Salins,

la voie du sel. Ici on payait la protection du seigneur et la gabelle. 

    

   

Je me suis empressée d'y payer mon Ain-Pôt... (j'ai glissé mon obole dans une anfractuosité du rocher, mais ceci est une autre histoire...)

   

 

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Au panneau d'information, j'ai obliqué à gauche, sur un chemin (non balisé) au milieu de la pelouse sèche. Le sentier grimpe régulièrement en suivant la crête qui conduit à l'éperon barré.

  

Un mouvement attire mon regard, à une centaine de mètres devant moi :

c'est un chamois qui traverse tranquillement le passage.

 

   

Euh, non : deux chamois ! Trois, cinq, dix, finalement une bonne douzaine !

Indifférents à ma présence, ils s'installent sur la pelouse, au bord de la falaise.

Précautionneusement, je me remets en route, sur la pointe des pieds. Puis plus hardiment. Ça n'a pas l'air de les déranger...

  

Pas plus que l'homme que j'aperçois, en train d'allumer tranquillement une cigarette au milieu de la harde ! 

  

On avait échangé deux mots à la porte de péage. Il allait voir les chamois, comme chaque jour. Je ne pensais pas qu'il faisait partie du troupeau ! 

   

Il me présente ses "compagnons", dirigé par cette femelle qui garde un oeil sur nous, me raconte avec passion leurs habitudes, leurs comportements sociaux.... 

Naturaliste éclairé, il me renseigne sur la pelouse sèche et ses orchis, sur les papillons "apollons" qu'il faut venir admirer à la fin du printemps.

   


   

Puis, changement de sujet : Château Villain, but premier de ma balade...

   

Mon interlocuteur est non seulement naturaliste, mais aussi archéologue (en attente perpétuelle de chantier, les dotations allouées à l'archéologie étant fortement sinistrées !)... et il me propose une visite commentée du lieu ! Belle aubaine !

  

Nous remontons le sentier sur une centaine de mètres jusqu'à ce qu'il attire mon attention sur un talus surélevé sur la gauche, formant un petit plateau : c'était là que commençait le périmètre du château. On peut encore y repérer une excavation encombrée d'arbustes et de ronces, et qui était l'un des puits de la forteresse.

  

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Un peu plus loin, un joli pan de muraille : la première enceinte.

Il faut traverser un roncier pour retrouver les vestiges d'une tour carrée (portière).

  

De retour sur le sentier, après le mur d'enceinte, on se retrouve sur une nouvelle esplanade. Il faut aussi se frayer un chemin dans les fourrés pour accéder à une deuxième construction : c'est une tour à pans arrondis, munie d'un œil de bœuf en "pierre jaune de Miège".

  

   

   

C'était la portière de la deuxième enceinte.

La porte a été murée, mais une meurtrière y a été ménagée.

Très belle construction, qui représente sans nul doute l'image-type de Château-Villain.

   

Retour sur le sentier, et l'on continue la visite :

Voici l'envers de la tour arrondie et le rail vertical dans la muraille qui laisse supposer la glissière de la herse.

   

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On continue notre progression sur une espèce de rampe pavée qui, à chaque enjambée présente un "nez de marche" plus marqué : cette rampe d'accès était réglée sur le pas des chevaux.

   

   

On débouche enfin sur une vaste esplanade : le cœur de la forteresse rasée.

Sur la droite, deux grosses pierres bouchent le puits, par sécurité.

   

Il n'y a plus grand chose à voir, à cet étage colonisé par les arbres. Agréable lieu pour flâner quelques instants, aller admirer la vue sur le val de Sirod. Au pied de la falaise, au fond à gauche, on devine la rescapée des Trois Commères, et le pan de falaise verticale qui prolonge par l'arrière l'éperon barré sur lequel est bâti le château.

   

   

Plus grand chose ? Pas tout à fait quand même : un sentier descend au flanc nord de la muraille, et l'on se retrouve sous l'enceinte, à l'arrière de la forteresse.

Une porte voûtée et trois meurtrières gardent cet accès. 

  

   

Cela nous révèle que sous l'esplanade où nous étions il y a quelques instants, il existe encore quelques salles, vestiges du château. Peut-être encore la sordide prison dont mon guide m'a parlé... 

     

Le sentier qui rejoint le plateau est sur le fil de la falaise : de chaque côté, l'à pic.

Il était aisé de se défendre d'une attaque. Des pointes de carreaux d'arbalète ont été retrouvées dans ce secteur...

   

Je laisse mon guide retourner à ses obligations du jour et je flâne encore un moment dans ces lieux chargé d'Histoire

   

 

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La forteresse de Château-Villain qui dominait

Richebourg date du XIIe siècle.

   

Les seigneurs de Commercy, puis de Watteville

y ont résidé continuellement.

   

Elle a été détruite pour la reconstruction des

forges de Bourg de Sirod, incendiées en 1803.

 

 

 

Puis je descends sur le sentier qui conduit à la chapelle castrale, et reviens à mon point de départ en passant près des ruines de l'ancien village fortifié de Richebourg, abandonné vers 1940.

   

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C'est un site magique que je recommande à tous les curieux.

(et cisteurs, car j'ai fait 3 doublons sans le savoir... mais valeetiti ne m'en veut pas !)

    

A voir en compément pour des informations historiques très fournies sur Château-Villian et sur l'ensemble du canton des Planches-en-Montagne : le très beau site internet de J-M Guyon.

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Rédigé par eustache

Publié dans #Patrimoine

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Publié le 19 Février 2009

Villers sous Chalamont (25) 

La municipalité de Villers Sous Chalamont a pris la décision de faire abattre les tilleuls (250 ans) de la Mère Église, appelée aussi, notre Dame des Bois. Cet édifice a été bâti par les Moines d'abondance au 12e siècle (Abbaye de Gouailles). 
       
Ces Tilleuls ont une valeur historique et patrimoniale, les moines d'abondance avaient pour habitude de planter des tilleuls à l'entrée de leur demeure. Tout porte à croire que ce sont les rejetons de ceux plantés jadis par les moines bâtisseurs, ils sont donc indissociables de la chapelle en terme de patrimoine. De plus, ils sont bien antérieurs à une partie de la chapelle (clocher de 1848, pavés de 1914... )  
   

Ils participent au génie du lieu, au charme et à l'ambiance bucolique du site. De part leur stature, leur dimension, et leur position (2 verts gardiens veillant sur la chapelle) ils ont droit au statut d'arbres remarquables. Nous ne sommes pas dans une logique forestière.

    

Mensurations : 32 mètres de hauteur, circonférences : 3,58m et 4,10m.

    

Ces arbres ne sont pas en fin de vie, ils ont besoin d'un entretien, comme un bâtiment à besoin d'être restauré. Par chance, le Tilleul est un des arbres qui supporte mieux la taille.

Il n'y a pas de choix à faire entre les arbres et la chapelle, les deux peuvent être restaurés. Soyons ambitieux. 

        

       

Nous demandons aujourd'hui un délai pour une contre expertise, nous ne voulons pas qu'une fois tombés nous apprenions qu'une autre voie était possible. 6 mois sans autre contre expertise, sans autre projet, pour décider du sort d'arbre multiséculaire nous parait déraisonnable, en particulier aux vues des documents produits (expertise très évasive, aucun contre projet). 
   
Plusieurs personnes suivent notre position (Architecte des Bâtiments de France, Elagueurs d'Arbres Majestueux). Nous allons prendre contact avec l'Association A.R.B.R.E.S pour classer ces arbres au titre d'arbres remarquables (ce qui permettrait peut être de toucher des subventions pour leur restauration) et qui renforcerait l'aspect patrimonial du lieu. 
   
Nous demandons l'annulation de l'abattage tant que les points suivants ne seront pas validés: 
Une contre expertise "non forestière" pour déterminer l'état phytosanitaire des arbres, et leur valeur esthétique et patrimoniale
Une étude de restauration et élagage des arbres 
Un sondage pour déterminer quelles sont les racines potentiellement gênantes (et leur possible taille)
Une étude des fissures à l'intérieur de la Chapelle (prise de photos périodiques pour voir l'avancement; pose de témoins de plâtre de 2 cm de large à cheval sur les fissures qui permettront de mesurer la progression sur 6 mois à 1 an et estimer ainsi la vitesse de détérioration des murs et déterminer combien de temps les arbres et la chapelle peuvent coexister sans mesure radicale).
   
Notre souhait :

   
> Annuler l'abattage
> Proposer une autre solution en adéquation avec la restauration de la chapelle 
> Classer ces arbres à l'inventaire des arbres remarquables et renforcer le    caractère patrimonial du Lieu.

  

Au cours de notre courte vie d'humains, jamais nous ne pourrons à la fois assister à la naissance, observer la croissance et jouir de la maturité d'un arbre devenu plus âgé que n'importe lequel des patriarches rencontrés pendant notre vie. Nos vieux arbres sont précieux. Nous devons les repérer au plus vite, veiller à leur protection et assurer la reproduction de leur patrimoine génétique.  

 
Malgré les apparences, l'abattage des arbres n'est pas une fatalité, soutenez notre démarche,

Signer la pétition pour leur sauvegarde...

           

                  

Page empruntée à l'association de sauvegarde des tilleuls

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Rédigé par eustache

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Publié le 18 Février 2009

10 juillet 2008

   

Il y a longtemps déjà, à l'occasion d'un précédent séjour à Praveyral avec nos Marseillais, je me rappelle avoir emprunté le chemin du Crachet...

C'était à Pâques. Le temps était très bas... A mi-côte, on s'est retrouvé dans le brouillard. Pas question de continuer... trop douloureux souvenirs attachés à ces conditions météo.

Alors on s'est arrêté au bord du sentier à l'abri de quelques pins. 

On a fait cuire les patates de René et des bananes au chocolat dans la braise...

Mémorables souvenirs !

    

Bon, du coup, ce fameux Crachet dont ils m'avaient tant parlé, j'aimerais bien enfin le voir...

  

Aujourd'hui, vingt ans après, c'est l'été et il fait grand beau... alors c'est parti !

   

   

On se gare au parking du Pont du Plan, plus ombragé que celui dédié au Crachet. On retraverse le pont et on s'engage sur un chemin qui serpente entre les clapiers (Tas de pierres empilées au fil du temps pour en débarrasser une parcelle exploitable) et les carrés enherbés (de fauche ou de pâturage).

   

Devenant sentier, il s'élève bientôt en une série de lacets assez rapides. A mi-Hauteur, on traverse à gué deux petites cascades.

   

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Vues sur la vallée de la Chalp et Crévoux, et sur le vallon de la cascade de Razis. Ce dernier est surmonté par l'alpage qui s'étend du Parpaillon à la Montagne Pellot.

   

Le grondement nous fait deviner la cascade du Crachet, dont on ne fera qu'apercevoir le chute supérieure à travers les mélèzes.

   

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On débouche alors sur un replat où le torrent se bouscule en bordure de l'alpage fleuri : tour à tour, les orchis, linaigrettes, résédas jaunes, renouées vivipares et géraniums colonisent une parcelle de terrain, tantôt herbeux, rocailleux ou marécageux.

    

   

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Ça et là, les chandelles des asphodèles blancs ponctuent le décor d'une touche d'originalité.
   

Les marmottes s'éparpillent au moindre signal d'une congénère et se fondent soudain dans le paysage...

 

    

Le vallon où trône la cabane pastorale du Crachet (abri préfabriqué en tôle verte du plus bel effet !) est verrouillé en amont, par une barre rocheuse stratifiée et ondulée (bel anticlinal incliné & synclinal), témoin de l'histoire géologique locale. 
Le sentier reprend tranquillement son ascension, contournant par la droite le ressaut minéral et rejoignant le déversoir du lac.

   

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Petit lac clair et peu profond, serti dans un cirque d'éboulis et de lapiaz, que dominent les cols du Crachet (sur l'autre versant en contre-bas, le col de Vars), et celui qui mène au petit lac de Lalatcha. Il est alimenté par un puissant torrent (en début de saison), réunion de multiples petits. Il s'offre même une petite crique, protégée par un gros rocher.

      

Fleurs à profusion, grenouilles et progéniture, marmotte occupée à améliorer le confort de son intérieur en arrachant de grosses "brassées" d'herbe devant chez elle... Calme et quiétude. On a envie de s'attarder... On ne se gêne d'ailleurs pas !

   

 

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Mais il faut cependant rentrer, et l'on mesure par une descente qui semble ne plus finir, que l'on a quand même grimpé près de 600m.
Même sentier, autres points de vue, avec un éclairage différent (la cascade de Razis est maintenant en plein soleil).

 

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Evidemment, c'est tout aussi difficile de ne pas prêter attention à la flore que de ne pas regarder le paysage !

  

Agréable randonnée dans un vallon préservé et assez peu fréquenté...

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Rédigé par eustache

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Publié le 18 Février 2009

Mardi 8 juillet 2008

Les ardoisières de Praveyral

   

René Fache était le dernier ardoisier de la vallée de Crévoux. Disparu bien trop tôt, il était la mémoire vivante de Praveyral.

Montagnard solide, homme aux mille métiers, j'en garde un souvenir ému, moi qui l'ai si peu connu mais tant apprécié.

   

   

Aujourd'hui, je me lance sur ses traces,

à la découverte de ces fameuses ardoisières de Praveyral.

   

Il y a deux sites : l'un vers la cascade, l'autre là haut, au-dessus du pierrier de débris d'ardoise.

   

Va pour celui du haut (il paraît que c'est "celui qui est le mieux").

Pour y aller, c'est facile : à la dernière maison en haut du village, il faut trouver la "draye" qui grimpe à flanc de montagne.

   

Trouver la draye... plus facile à dire qu'à faire : au bout du champ de la dernière maison, elle débute juste derrière un poteau électrique... puis se perd dans le pierrier (ou plutôt c'est moi qui l'ai perdue !). Je galère de pierrier en pierrier, sur une pente de plus en plus raide, repérant de temps à autres, un poteau de bois auquel reste accroché un vestige de câble électrique : L'alimentation de l'ardoisière...

   

Galère...

   

A plusieurs reprises je suis tentée de rebrousser chemin, mais en levant le nez je repère le semblant de plate-forme qui doit annoncer la mine. L'objectif n'est plus très loin... Gardons le cap !

   

Je me retrouve enfin sur ce qui doit (a dû !) être une sente... Je m'y accroche, et à quelques dizaines de mètres de là, sous mes yeux éblouis se dresse la paroi feuilletée dont une fière porte branlante garde le trésor...!!!

   

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La galerie ne semble pas très profonde (je ne m'y aventure pas, sur les conseils des gens d'ici), mais il s'agit peut-être là d'un abri aménagé pour les ardoisiers. Du câblage et des vestiges d'appareils électriques traînent sur le sol. Désaffectée, désolée...

    

Je vais voir quelques mètres plus loin, sur le replat. Je découvre une deuxième cavité, gardée par quelques dizaines d'ardoises sagement alignées. Depuis combien de temps ?

Une pensée pour René.

  

   

Je prends le chemin du retour, en prenant bien soin,

cette fois-ci, de ne pas m'écarter de l'ancien sentier.

Facile !

Il n'y a qu'à aller tout droit, ou quasiment.

Et les poteaux de bois sous lesquels je suis passée,

sont plantés juste en contre-bas du chemin !

    


    

Contente d'avoir pu lire sur ce flanc de montagne, un bout de son histoire !

Voir le site de Crévoux : Les ardoisières

   

Un peu de Géologie : Le flysch est une formation sédimentaire silico-argileux datant du crétacé, à l'origine des schistes permettent le façonnage de l'ardoise. Il est caractéristique du paysage minéral de la vallée de Crévoux.

  

    


     

Le Drac


Etrange formation calcaire issue d'un lent dépôt de calcite, à la manière des stalactites des cavités humides.

   

Le long de la route départementale en aval de Praveyral
 


 

   

Le village abandonné des Fours

   

A droite à la sortie de Praveyral, direction Crévoux, descendre la route caillouteuse qui traverse le torrent puis remonte vers les pâturages de Pralon. Continuer en direction de l'ancien village  (fléchage)...

(désolée, pas de photos... je n'y suis pas allée cette année !)

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Rédigé par eustache

Publié dans #Patrimoine

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Publié le 17 Février 2009

Lundi 7 juillet 2008

   

Le hameau ruiné des Florins

         
Le temps était à la pluie, et n'engageait pas à s'aventurer pour une "vraie" rando... 
         
Alors, balade coup de cœur, au hameau des Florins, dans la vallée très sauvage d'à côté... 
       
On redescend vers Saint-André d'Embrun, et on prend la direction de la forêt de Saluces. La route forestière a été goudronnée, et fait oublier les quelques 8 km qui nous conduisent à deux enjambées des Florins. 
     

Le chemin descend vers le torrent de Palps, que l'on traverse sur un pont de bois.

Une traversée de pâture, et un saut par dessus un embranchement de ce même torrent (tiens, je n'avais pas vu qu'on avait installé une passerelle...), et on arrive en bas du pâturage du hameau.

      

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Il est toujours là, bien calé entre ses deux torrents, dominé par une jolie cascade.     

    

Il a changé : Le temps et les hommes ont fait leur ouvrage...

    

   

Dans un sens comme dans l'autre : œuvre de restauration pour la Chapelle de la Visitation (par les communes de St-André et de Risoul), œuvre d'altération pour les ruines des maisons encore plus ruinées...

      

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Un peu d'histoire
   

Dans le courant des siècles passés, Les Florins servaient de chalets d'estive aux paysans-montagnards de St-André. Puis le hameau est devenu un habitat permanant jusqu'en 1823, date à laquelle il est déserté...

  

   

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Rédigé par eustache

Publié dans #Patrimoine

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Publié le 15 Février 2009

15 février 2009

   

Encore une après-midi dont il faut profiter... aujourd'hui, le Lomont.

   

Naaann... Pas le Lomont où tout le monde va s'agglutiner sur l'autoroute du Chemin Stratégique !

   

Celui où presque personne ne va : celui de la Combe Semont...!

   

Départ du parking de chasse de la Villa des Roses. On chausse les raquettes dès qu'on arrive dans les pâtures. Deux autres raquetteurs suivent le sentier qui mène directement à la frontière... Eh bien nous, nous obliquons donc en direction de la Combe à la loge "Poil de Chien" (celle du haut).

   

    

   

À l'orée du bosquet, un trio de foyards enlacés nous interpelle.  

    

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Nous descendons la pâture. Petite vue sur Chasseral que l'on distingue à peine dans la brume du lointain.

Avant de rentrer dans la fôret, un autre bouquet d'arbres multiples se distingue par ses branches tentaculaires...

   

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Nous cheminons un moment dans la forêt, alternant les feuillus tous nus

et les sapins aux branches chargées de neige.

   

Lorsque l'on débouche dans "la pâture aux narcisses", il ne nous reste

qu'une centaine de mètres avant d'atteindre la Borne 452.

   

    

 

C'est la plus belle des Bornes de la Principauté de Montbéliard

(et la plus haute en altitude - 720 m)

   

Côté Suisse, on trouve un blason dans lequel est gravé l'ours bernois.

  

Côté France, un F a été gravé après la Révolution, dans le cartouche ovale

qui portait précédemment une fleur de lys.

Celle-ci avait elle-même remplacé en 1727 l'écusson des Ducs de Würtemberg,

au moment du rattachement de la Comté à la province française de Bourgogne.

   

         

   

Sur le chemin du retour, nous jouons à saute-frontière avec une jolie série de bornes : tantôt ornées d'un ours, d'une crosse (Evéché de Bâle antérieur à l'Ours Bernois) ; quelques fois cylindriques... 

   

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Le sentier est entrecoupé de petits ruisseaux ou ravines qu'il faut enjamber sur des petits ponts de bois... On va dire que la couche de neige donne un peu de cohésion aux ouvrages, un peu pourris en réalité...

   

   

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Après une rude montée où Ben aura l'occasion de tester l'utilité des cales de montée, on retrouve le chemin qui nous conduit en une demi-heure à notre point de départ...

  


  

   

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Rédigé par eustache

Publié dans #Escapades

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