Publié le 26 Février 2010

Saint-Romain

 

Saint-Romain serait né aux environs de 390 du côté d'Izernore (Ain). Après une formation au monastère d'Ainay (Lyon), il décida de se retirer en ermite dans les montagnes du Jura, en 425.

   

En atteignant la Bienne, il finit par trouver ce qui lui convenait : de la terre labourable, des arbres et du silence... Quelques années plus tard, son frère Lupicin le rejoint. 

   

Pour leurs disciples de plus en plus nombreux, ils fondèrent le monastère de Condat (aujourd'hui St-Claude) et celui de Laucone (aujourd'hui St-Lupicin) qu'ils gouvernaient conjointement et alternativement.

   Pratz StRomain 00St-Romain de Roche vu depuis les rives de la Bienne (Vaux-les-St-Claude)

  

Ils installèrent leur soeur Yole (Iola) à la tête d'une fondation pour moniales (ayant compté plus d'une centaine de religieuses) à La Balme, sur un rocher surplombant la rive droite de la Bienne (à proximité de la chapelle actuelle).

 

Âgé de 70 ans et sentant la fin proche, Romain vint saluer sa soeur une dernière fois. C'est à la Balme qu'il décède en 460 et qu'il est enseveli. 

   

* * * * *

 

La chapelle St-Romain de Roche

   

Le monastère devint par la suite et jusqu'à la fin du Moyen-Âge, un simple prieuré  d'hommes dépendant de l'abbaye de St-Claude (où les reliques de St-Romain furent transférées au VIIe siècle).

   

Pratz StRomain 01

La chapelle actuelle date probablement de la première moitié du XIIIe siècle (persistance romane, début de l'âge gothique) , comme en attestent la voûte en berceau brisé et le porche d'entrée à colonnettes.

   

Pratz StRomain 02

Pratz StRomain 08

       

     

Pratz StRomain 05    Pratz StRomain 06    Pratz StRomain 12

   

  

Apport du XVIIe siècle, la poutre de gloire est datée de 1627.

 

Pratz StRomain 10        Pratz StRomain 11

 

Les corbeaux qui devaient soutenir une tribune à l'entrée de la chapelle

sont ornés des armoiries de François de la Rochelle, Grand Prieur de cette époque.  

   

* * * * *

  

Pratz StRomain 13       Pratz StRomain 09

                                                                             texte (signature ?) gravé sur la pierre de seuil

  

Pratz StRomain 04       Pratz StRomain 03

 

 

* * * * * 

Très agréable but de balade depuis le hameau de St-Romain de Roche à l'entrée duquel il faut stationner. (sur un chemin empierré sans difficulté, 1km A/R environ)

   Merci de respecter la quiétude du lieu et le recueillement de certains

  

carte-st-Romain.jpgcliquer pour agrandir

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Rédigé par eustache

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Publié le 20 Février 2010

Saucisse de Montbéliard ou saucisse de Morteau, vous connaissez sans doute...

   

mais la saucisse de St-Hippolyte ?

  

C'est la même chose que la "Montbéliard" me direz-vous... Eh bien non !

La "St-Hippolyte" a le petit plus qui fait qu'on y revient plus souvent...

  

corneille 00    

Petite visite du labo de Jean Corneille, en compagnie de Damien et Yvette :

  

corneille 31

Jean Corneille
     
         
Damien est arrivé à 5 heures moins le quart ce matin,

pour une longue matinée de fabrication de saucisses.

   

corneille 01      corneille 02

  

La saucisse de St-Hippolyte

 

Les viandes (maigre et gorge de porc) sont salées de la veille.

Elles passent au hachoir, puis au malaxeur où seront ajoutés

sel de cuisine (pas de sel nitrité [*] ou "sel à rougir" !), sucre et épices.

  

La composition et le dosage des épices, élaborés au fils des ans 

par la famille Corneille, restent un secret jalousement gardé,

et participent au "petit plus" des saucisses de St-Hippolyte.

  

La saucisse fraîche est vendue sous l'appellation "Toulouse"

  

* * * * *

       

Les autres spécialités

  

Ce matin, après les saucisses traditionnelles (St-Hippolyte et Morteau),

ce sont des spécialités qui sont au programme :

     

Saucisse de foie, saucisse au chou, et saucisse de tripes (andouille).

A chaque type de saucisse correspond un assaisonnement particulier.

 

Selon la saucisse fabriquée, on utilise différents types de boyaux :

petit boyau (St-Hippolyte), gros boyau, chaudin...

         

J'arrive juste quand Damien se met à faire l'andouille...

 corneille 03  

Au préalable, les tripes ont été râclées, nettoyées, échaudées

et bouillies avant d'être hâchées assez finement.

  

corneille 04     corneille 05

  

    

corneille 06 La préparation, à laquelle aucune autre viande n'a été adjointe, est assaisonnée d'un mélange assez relevé.

          

Le hachis est extrudé du poussoir pour garnir

le chaudin (gros boyau réservé à l'andouille).

   

corneille 10

   

  

corneille 07       corneille 08

  

Les saucisses sont ensuite ligaturées (agrafe + lien)

et s'égouttent en attendant de passer au fumoir.

   

corneille 11     corneille 12

         Saucisse au chou (nouées) et Morteau (chevillées)     -      St-Hippolyte (en chapelets)

          

corneille 13

  Saucisse de tripe

  

* * * * *

   Passage au fumoir

 

corneille 14   

L'embossage des saucisses terminé, c'est le moment de les passer au fumoir.

Il faut d'abord dégarnir ce dernier de la précédente fumaison :

Au-dessus d'un lit de sciure de résineux en combution lente,

jambons et saucisses patientent... un certain temps...

   corneille 15

  

Au bout de 4 à 5 jours, les "St-Hippolyte" et "Morteau" sont prêtes.

Elles sont alors mises en réserve en attendant de passer au magasin.

  

corneille 16    corneille 17

   

Tour à tour et de haut en bas, les perches de saucisses fraîches

sont suspendues dans le fumoir et côtoient les jambons qui prolongent leur séjour.

Pour un fumage homogène, Damien veille à ce qu'aucune ne touche ses voisines.

  

corneille 18

     

 

  

corneille 19      

300 litres de sciure sont ajoutés et un feu vif

d'une quinzaine de minutes relance la combution,

avant d'être étouffé pour revenir à la combution lente.

    

* * * * *

Temps de fumage

 

Saucisse de foie : 3 jours

Saucisse de St-Hippolyte et Morteau : 4 à 5 jours

Saucisse de tripe : 5 à 6 jours

Saucisse au chou : 6 jours

-

Jambon : 1 mois

Jambon "de Clémont" : 4 mois


* * * * *

       

Les petits plus de la St-Hippolyte qui font la différence...

           

Les saucisses de St-Hippolyte sont préparées avec

30% seulement de gorge de porc ("gras") et 70% de maigre.

          

Elles sont salées au sel de cuisine uniquement (pas de "salpêtre")

et ne contiennent pas de conservateurs.

        

Elles sont hâchées avec une grille plus fine qu'il n'est coutume

(pas de gros morceaux de gras)

         

Leur assaisonnement "secret maison" leur donne un goût "unique" très apprécié.

  

Elles bénéficient d'un fumage lent : 4 à 5 jours plutôt que 2...

   

     

   

à suivre...

   


   

* Sel nitrité ou "sel à rougir" :

   Additif (artifice) utilisé pour le salage et surtout donner plus de couleur aux charcuteries.

   Participe à l'augmentation de la rétention d'eau des salaisons.

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Rédigé par eustache

Publié dans #Savoir-faire

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Publié le 20 Février 2010

 

Préparation des jambons fumés

 

corneille 25

      

Les jambons frais sont généreusement encroûtés de sel de cuisine

et frottés tous les jours, avec un soin particulier autour de la tête de l'os

  

corneille 26         
Au bout d'une semaine environ (à confirmer, j'ai un trou de mémoire !),

les jambons sont lavés à grande eau et égoutés, avant d'être pressés... 

corneille 27      corneille 28
   

corneille 18

...et passés au fumoir pour un à quatre mois.

 L'hiver est la saison idéale pour les fumaisons,

évitant la saison des insectes pondeurs...

 


* * * * * 

   

Terrine de foie à l'ancienne

 

corneille 20      corneille 21

     

Maigre et gorge de porc, foie et coeur sont hâchés, puis malaxés

avec herbes et aromates divers... et une bonne dose de Madère !

   

      

corneille 22      corneille 23

          

Le coup d'oeil et le coup de main d'Yvette

avant le passage au four des terrines à l'ancienne

(toujours pas de "rougisseur" ni conservateur)

       

corneille 24      

Et c'est pour qui le petit pâté du bas, hein ?

Bon appétit Grégoire et Appoline !

     

* * * * *


 

 

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Rédigé par eustache

Publié dans #Savoir-faire

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Publié le 8 Février 2010

Rédigé par eustache

Publié dans #Clins d'zyeux...

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Publié le 8 Février 2010

quizz.jpg

 

Clin d'oeil pour mes nombreux visiteurs du moment... 

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Rédigé par eustache

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Publié le 7 Février 2010

Question vache : Pourquoi le bel âne rit ?

 

ane

 

Ou plutôt où l'ai-je rencontré ?

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Rédigé par eustache

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Publié le 6 Février 2010

Au début du Ve siècle, les moines défricheurs Romain et Lupucin,

après avoir fondé l'abbaye de Condat (St-Claude),

fondèrent le prieuré de Lauconne (St-Lupicin).

 

C'est entre le XIe et XIIe siècles que l'église primitive

a laissé place à un nouvel édifice dédié en 1110 à St-Lupicin.

Elle est considérée comme étant l'un des plus anciens édifices romans du Jura.


Entre le XVIIe et le XXe siècles, l'église sera

plusieurs fois transformée et restaurée. 

C'est en 2006 que commence l'étude fine du bâti

afin d'en entreprendre une restauration historique. 

 

St-Lupicin 01 

La façade, dont la partie centrale date du XIe siècle,

est percée de plusieurs baies (XVIIe siècle pour le large oeil de boeuf

surmontant le porche, XIXe et Xe siècles pour les autres).

  

St-Lupicin_plan.jpg

Contrairement à ce qui était admis depuis le milieu du XXe siècle, la façade n'est nullement un vestige de l'église carolingienne disparue, mais est bien représentative, dans sa partie centrale, porche compris, du premier âge roman (XIe siècle). 

  

En outre, elle ne présente pas l'important désaxement indiqué sur le plan consultable à l'entrée (15 cm seulement contre 75 annoncés !)... 

  

  (voir fig 3 du plan général relevé en 1997 par le Service de l’Inventaire Général de Franche-Comté - p10)


     

St-Lupicin 02 

Le dessus du porche offre un original appareil réticulé.

Étonnemment, il faut descendre quelques marches pour pénétrer dans l'église.

  

St-Lupicin 03

 

Le batiment est constitué de trois nefs soutenues par trois paires de colonnes

dont chacune a une section différente : carrée, cylindrique puis cruciforme.

Les nefs ont été voutées en 1634, occultant les quatre séries

de quatre baies hautes qui primitivement les éclairaient.

Ces baies sont maintenant visibles de l'extérieur

après restitution de la toiture à deux pans.

  

St-Lupicin 04

La croisée du transept, sur laquelle est bâti le clocher,

présente une particularité qui dénote une belle maîtrise architecturale : 

les arcatures plein cintre reposent sur les piliers cruciformes.

Sur ces arcs sont élevés des murs supportant eux-mêmes

quatre autres arcs en encorbellement permettant de réduire le carré.

Enfin, on a élevé sur ce carré, une petite coupole sur trompes... 

(en architecture, les trompes permettent de passer du carré à l'octogone,

plus proche du cercle de la coupole)

     

St-Lupicin 05

 

   

Dans l'abside, sous l'autel, des ossements désignés

par une plaque de plomb gravée comme étant ceux

de l'abbé Lupicin (mort en 460) ont été découverts en 1689.

 

C'est en 2007 que des sondages ont été entrepris,

dans le cadre d’un programme de recherches.
  

 St-Lupicin 07

Sous le dallage, à l'aplomb du clocher,

on a retrouvé deux fosses de moules à cloche.

  

St-Lupicin 06

Le plus ancien est établi dans une fosse qui réutilise

en partie un important tombeau : Les études menées par Sébastien Bully

laissent fort à penser qu'il s'agirait de celui de  St-Lupicin.

    

St-Lupicin 08

Le clocher carré qui surmonte la coupole est prolongé 

d'une flèche de section ocotogonale, construite au XIXe siècle. 

  

St-Lupicin 09

clocher, transept et chevet

  

* * * * *

 

Pour des informations plus complètes, consulter aussi : 


- Jura Patrimoine (site de Robert Le Pennec)


- Medieval Europe - 4éme Congrès International d'Archéologie Médiévale et Moderne :

L’église de Saint-Lupicin (Jura) : exemple de l’apport d’une étude du bâti à la restauration d’un monument historique


- Bulletin du Centre d'Études Médiévales d'Auxerre :

Saint-Lupicin (Jura), église Notre-Dame de la Nativité. Sondage archéologique à la croisée du transept

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Rédigé par eustache

Publié dans #Patrimoine

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Publié le 3 Février 2010

Le Doubs

  

   

doubs 01

 

Sous les rochers moussus on entend des murmures,

Il naît sain et joyeux dans la Haute Vallée,

Berçant Mouthe et Gelin au gré de ses courbures

On dirait une Vouivre en ces lieux égarée.

   


doubs-02.jpg

 

Et puis timidement, vers le Larmont il coule,

Glisse jusqu'à St-Point et s'amuse aux Grangettes

Où traversant le lac, d'une amoureuse houle,

A la berge ravie il fait mille causettes.

 

    

doubs 03

 

Saluant Pontarlier, déjà c'est Entreroche,

Montbenoît, Remonot, leur ancien sanctuaire,

Il cascade hardiment jusqu'à Morteau tout proche

Et pour quelques arpents, apaise sa colère.

   

 

doubs 04

 

Voici Villers-le Lac et les bassins étales

Il joue au douanier entre Suisse et la France.

Un saut majestueux en superbes rafales

C'est l'étroit défilé où il tente sa chance.

 

 

doubs 05

 

Voici Goumois joli, paradis de la truite

Bremoncourt et Vaufrey, Soulce et les grands barrages,

Épousant le Dessoubre au frais St-Hippolyte,

Il court vers Pont-de-Roide aux long des pâturages.

  

 

  doubs-06.jpg

 

Il enlace Mandeure en ses boucles charmantes,

S'étire, prends son temps, minaude romantique,

Puis repart chantant en nappes ondulantes

Comme un très long serpent docile et pacifique.

     


doubs 07

 

En avalant l'Allan le voici navigable,

Voujeaucourt oublié et Clerval après l'Isle,

C'est une majesté tranquille autant qu'aimable

Qui va baigner la plaine et notre antique ville.

 

   

doubs 08

 

Il flâne encore un peu dans Besançon la douce,

Louvoie en longs anneaux avant de bercer Dole

Alors, les nuits d'été, sous la lune rousse,

On l'entend fredonner comme une barcarolle.

 

 

doubs-09-.JPG

 

De quitter se Comté, le voici qui s'attriste,

Aux portes de Verdun, s'épanche sous un aulne,

Enfin en choisissant de mourir en artiste,

Silencieusement... il se noie en la Saône !

 


Guy Ristori  (poète Mandubien)

 

  * * * * *

 

le cliché du lac de St-Point est emprunté à  you vox 

le cliché  du Doubs à Mandeure est emprunté à David sur Panoramio

le cliché du Doubs à Verdun/Dbs est emprunté à Wikipédia

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Rédigé par eustache

Publié dans #Sites naturels

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Publié le 3 Février 2010

Dans la grotte du Trou de l'Os,
je ne me suis pas éternisée...  

 

 

trou-de-l-os-06.JPG

    
Des sorcières au profil inquiétant

y avaient élu domicile !
  

trou de l os 05

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Rédigé par eustache

Publié dans #Clins d'zyeux...

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Publié le 3 Février 2010

À l'usage des nouveaux venus sur la piste des cistes,

des cisteurs voyageurs qui veulent préparer leur visite touristique

grâce à leur "office des belles découvertes" préféré...

et des anciens qui découvrent ou redécouvrent des cistes oubliées

dans la longue liste des cistes départementales...

  

les carto-cistes Franc-Comtoises :

  

carto DOUBS

Doubs

 

carto JURA

Jura

   

carto HAUTE SAONE

Haute-Saône

 

carto T bELFORT

Territoire de Belfort

 

 

 

Conception : Gadjo

Gestion : Iris, mcjm, Karou, eustache

 

* * * * *

Les cartocistes de France

 

http://microb.alwaysdata.net/cartocistes/images/carte_departements.gif 

par microb

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Rédigé par eustache

Publié dans #Sur la piste des cistes

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