Randonnée au Creux du Van (Suisse - Ne)
Publié le 21 Février 2009
22 juin 2008
Si vous avez des enfants, vous savez combien il est difficile, la plupart du temps, de les mobiliser pour une rando...
Alors on en cherche une motivante, une mieux que les autres... qui ferait que, pour une fois il ne râlerait pas...
Bon, en ce qui me concerne, c'est encore raté !!!
Mais tant pis... moi, j'aime toujours autant le Creux du Van.
Paradis botanique à presque toute saison, enchanteur par son site et ses panoramas à couper le souffle, réserve de faune de montagne,
haut lieu d'énergie tellurique...
Depuis Noiraigue (Val de travers), on peut monter
jusqu'au parking de la Ferme Robert (alt.972 m).
De là, nous empruntons le chemin forestier qui conduit à la Ferme des Oeillons.
De là démarre le famaux "sentier des 14 contours". La tempête de 1999 a ouvert de grandes brèches qui ouvrent ainsi de belles perspecitves sur le Val de Travers, Noiraigue et le Rocher des Tablettes.
14... On fait une pause à la moitié, d'acc
?
Au 2ème : Maman, on est au combien ?
Au 4ème : Là, on est arrivé au 7ème ?
Bon il faut avouer que quand on est au mitan du décompte, on en est en réalité aux 2/3 de la montée... mais chut, c'est une surprise !!!!
Beaucoup de fleurs discrètes ou surprenantes jalonnent le sentier,
en sous-bois ou à découvert.
Sur le dernier tiers, donc, la forêt se referme, mais en levant la tête,
on devine déjà la lumière de la crête.
On débouche donc en haut de la crête du Dos d'Âne,
qu'un sentier non balisé permet aussi de rallier depuis la ferme Robert.
Bon, il faut aussi avouer que là, on y arrive en 15 mn à plat, après avoir stationné la voiture à proximité de la ferme du Soliat... Mais chut, là c'est un secret que Ben ne doit découvrir sous aucun prétexte (après il voudrait aller en voiture partout)...!
De là, première vision éblouissante la première fois que l'on découvre le site... et toutes les autres fois aussi !!!

La falaise circulaire laisse tomber son à pic de 150 mètres sur une pente d'éboulis (c'est plutôt l'inverse), millefeuille de calcaire dans les anfractuosités desquelles s'accrochent des arbres téméraires ou solitaires...
Pour faire le tour du cirque, le chemin va longer le rebord que ceinture un muret de pierres
sèches.
Quelques fois, le sentier s'approche à moins d'un mètre du précipice.
Heureusement il y a toujours moyen, quand on ne s'y sent pas à l'aise, de repasser derrière le muret, par des passages aménagés.
La vue
s'échappe sur la vallée de l'Areuse et jusqu'au lac de Neuchâtel.
Je me prosterne régulièrement sur la pelouse alpine parsemée d'une flore toujours aussi riche. Je me suis laissée séduire par le Pigamon à feuilles d'ancolie, que je découvre à cette occasion...
Je guette la nigritelle noire, rencontrée l'an dernier. En
vain...
Ben crie famine. Nous recherchons l'endroit idéal, à
l'abri du vent et un peu ombragé.
Un bouquet de foyards accueillants incline quelques uns de ses troncs pour inviter l'affamé acrobate à la
pause.
Rafales soudaines. Le Nord-Ouest s'obscurcit d'un coup.
Bon, Ben, si on a mis trois heures plutôt que deux pour monter... il va falloir en mettre beaucoup moins pour redescendre !
Et l'orage fit rage... sur la vallée de la Brévine ! Bleu et serein resta le ciel sur l'alpage entre Neuchâtel et Vaud...
Pas de Creux du Van sans Soliat : On abandonne donc momentanément le rebord vertigineux pour le point culminant et sa croix.
Vue sur les Alpes et la plaine au Sud. A l'ouest se découpe le surplomb
caractéristique du Chasseron, au bout des vallonnemnts de ce pli jurassien.
...Et plus loin la succession des sommets jurassiens.
Mais à la table d'orientation, il y a foule, bruyante... On ne s'éternise donc pas.
Je vise la dépression de lapiaz qui garde encore de la neige tard en saison... Seulement là, c'est vraiment trop tard !
Alors cap sur le dernier tiers du cirque.
La vue sur les falaises est ici plus complète et plus impressionnante.
C'est là aussi que l'on peut rencontrer les fameux
bouquetins.
Mais on n'est pas vraiment optimistes, car on a croisé beaucoup trop de chiens accompagnés de leurs maîtres même pas tenus en laisse (les maîtres, bien sûr...) !
Craintes confirmées par la présence de feux de pique-nique allumés à la limite de la zone protégée, juste dans le secteur fréquenté par les majestueux caprinés... Encore raté !
Dernière petite pause avant la descente par le chemin du Single. Dénivellation rapide qui peut nous conduire par divers itinéraires, à la Ferme Robert.
Enfin, glace bien mérité pour Ben (ce qu'il ne faut pas faire miroiter pour entretenir le moral des troupes !) qui a progressivement arrêté de râler... Quoique !?
carte nationale de la Suisse 1 : 25'000, Travers n° 1163