Les passeurs du Lomont pendant la seconde guerre mondiale (Doubs)

Publié le 4 Juin 2009

Après la signature de l'Armistice en juin 1940 (convention de collaboration du gouvernement français avec l'Allemagne nazie), la Résistance s'organise.

 

  

La zone frontalière 

  

De nombreuses personnes ont eu besoin de quitter le territoire national (décrété « zone réservée » ou « zone interdite ») pour échapper à divers types de poursuites de la part de l’occupant : 

Résistants recherchés par la Milice
Militaires français et étrangers évadés qui voulaient rejoindre Londres
Scientifiques et personnalités
Familles juives
  
Cette zone frontalière du Lomont présente l’avantage d’avoir une topologie qui permette des passages plus sûrs.

 

De nombreux Réseaux clandestins de renseignements (Kléber-Bruno ; réseau Belge) font transiter par le Lomont, documents et personnes, par l'intermédiaire d'Henri Schachetti (le Corbeau) et de Philippe Allemann (l'Homme aux Serpents).

   

 

  

Les passeurs

 

Beaucoup de familles ont aidé à cet exode clandestin

(ravitaillement, hébergement et passages)  

  
Parmi elles, citons en particulier Ernest RYSER

  
Ernest Ryser (à droite) à la Borne 455Ernest RYSER était fromager à Chamesol
Pour chauffer sa cuve, il était autorisé à se rendre régulièrement dans le bois des Étabons pour couper le bois nécessaire.

 

De là, il était aisé de rejoindre discrètement la Combe Semont et les bornes 452 et 455.
 

Il a participé au passage en Suisse de 200 à 300 personnes, dont le physicien Paul Langevin.
 

D’origine Suisse-allemande, Ernest RYSER glane des renseignements par l’intermédiaire des officiers Allemands cantonnés à St-Hippolyte, et qui venaient se servir à la fromagerie.

  

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A droite, Gabriel Lachat 

Du côté de Montjoie le Château, c’est Arsène MOËSCH et Gabriel LACHAT qui ont assuré le passage de nombre de personnes et documents de renseignements.
 

Ils ont contribué avec l'équipe des MARTELET (de la ferme de La Brochette) à la mise en sécurité de la physicienne Irène JOLIOT-CURIE et de ses enfants.
  

 

Boîte aux lettres de Marchandvillard 

Arsène MOËSCH était en outre chargé d'acheminer du « courrier » par sa cache de Marchandvillard.

    

C'est sans le savoir qu'il a transmis les compte-rendus des sabotages de l'usine Peugeot, évitant ainsi un deuxième bombardement meurtrier sur Sochaux.

  

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Jean et Roger MARTELET ont, quant à eux, assuré une cinquantaine de passages et caché durant 3 mois l’avocate montbéliardaise Simone LÉVY et sa famille (refoulée à la suite d'un permier passage assuré par G.LACHAT).

  

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Sur Pierrefontaine-les-Blamont, Jacques MATHIOT  est un passeur régulier de personnes. C'est lui qui finalement assurera le passage en Suisse de Mme LÉVY.
  

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Passages à la borne 455

  

La Borne 452

Rédigé par eustache

Publié dans #Patrimoine

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DEBARD Samuel 20/06/2012 08:19


Bonjour,


Je tourne actuellement un film sur les pasteurs et les Passeurs. Intéressé par votre bloig j'aimerai des témoignages et quelques photos sur le passage du LOMONT. Merci de prendre contact.
Cordialement


¨Samuel Debard


 


0041 79 423 16 47 ou par email.

FAYE 05/06/2009 09:10

Très bel article sur les passeurs, bravo à ceux qui osaient !perrine

eustache 05/06/2009 12:43



Tout le long de la frontière franco-suisse, des familles, des hommes et des femmes ont osé, n'écoutant que la voix du coeur et du courage !


Ils ont été des centaines à avoir mené une double vie, gardant tout secret pour raison impérieuse de sécurité, ne demandant jamais rien aux gens qu'ils passaient.


Il y eu ceux-là, sur lesquels nous avons "enquêté" tout au long de l'hiver, il y a eu "la Mère Régina", abattue lors d'une mission, Victoria à Chapelle des Bois, Louise la petite institutrice du
Refrain, pour ne pas non plus oublier ces femmes courageuses...